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Tuto CSA - Comment parler à votre enfant s’il a vu une image qui l’a choqué ?

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En complément de la campagne de sensibilisation, le CSA propose 3 tutoriels pratiques à destination des adultes, pour protéger les enfants et aussi adopter les bons comportements en cas de visionnage d’images choquantes.

>> Pour tout savoir sur la campagne 2019 de sensibilisation à la signalétique jeunesse 

Tuto CSA - Comment parler à votre enfant s’il a vu une image qui l’a choqué ?

"Ce qu’ils regardent ça nous regarde tous". #CaNousRegardeTous

Même s’il est préférable de regarder la télévision avec votre enfant, vous ne pouvez pas surveiller tout ce qu’il voit. S’il a été choqué par des images, c’est important qu’il puisse en parler. Cela minimisera l’impact que l’image a pu avoir sur lui.

Mais souvent les enfants n’osent pas parler. Ils ont peur qu’on se moque d’eux ou qu’on leur interdise de regarder la télévision. C’est pourquoi vous devez engager le dialogue. Faites-le avant même que votre enfant ait pu voir des images violentes ou choquantes. Quand vous regardez la télévision avec lui, vous pouvez par exemple lui demander s’il a peur ou s’il s’interroge. Ça développera son esprit critique.

C’est l’occasion aussi de lui expliquer pourquoi certains programmes sont inadaptés à son âge et aussi comment reconnaître ces programmes. Si jamais votre enfant vous parle spontanément après avoir vu quelque chose qui l’a choqué, c’est qu’il est en confiance. Dites-lui qu’il a raison d’en parler et que vous êtes contents de lui. Mais le plus souvent, les enfants ont du mal à parler des images choquantes. Si ils ont du mal à s’endormir, qu’ils font des cauchemars, qu’ils ont des angoisses ou qu’ils sont agressifs, c’est peut-être qu’ils ont vu des images inadaptées.

Il ne faut donc pas hésiter à s’intéresser à ce qu’ils regardent et à leur demander ce qu’ils en pensent, même s’il n’y a pas de symptôme.

5 conseils :

  1. Le ton employé doit être rassurant et non culpabilisant
  2. Aider l’enfant à mettre des mots sur ce qui l’a choqué.
  3. S’il s’agit d’une fiction, expliquez à votre enfant que ce n’est pas la réalité.
  4. Si l’enfant est un adolescent essayer de lui faire mettre des mots sur ses émotions.
  5. Expliquer qu’il n’y a pas de honte à être choqué par des images.

Témoignages

  • « Si on a un truc à leur dire d’abord on leur montre et après on leur dit (…) Un adulte peut pas savoir ce que ressent un enfant, il a été un enfant mais il a oublié. » (Fille, 9 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).
  • « Avec mes parents on a regardé un film d’horreur avec un clown et j’ai fait des cauchemars pendant longtemps (…) je rêvais que j’étais sur le parking du Leclerc et qu’il y avait le clown (…) quand je voyais une affiche de clown à la Fnac j’avais peur et je pleurais. Ma mère m’a dit « ça va, ça va » et j’ai continué de regarder parce que je voulais quand même regarder mais j’aurais préféré qu’elle me l’interdise ». (Fille, 9 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).
  • « C’est arrivé à quelqu’un que je connais et il ne pouvait plus dormir (…) Ça peut détruire ton enfance, on aura ça en tête on ne pourra plus l’oublier (…) on est triste et on ne parle plus trop. » (Fille, 9 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).
  • « Comme parfois mes parents sont stricts je me dis que c’est mieux si je n’en parle pas tout suite, j’attends de voir si ça part (…) À chaque fois qu’un film me choque j’y pense plus après, si ça me reste longtemps j’en parle, mais si c’est un seul jour et que j’en parle ça va me rester dans la tête, ça va alimenter l’idée.» (Garçon, 11 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).
  • « Ma mère a vraiment eu peur de l’exorciste, elle m’a dit de ne pas le regarder et je pense que je ne le ferais pas parce si je le regarde et que j’ai peur je pourrais pas me confier à eux parce que c’est ma bêtise. Si j’arrive plus à dormir etc. ou alors ils vont trop s’inquiéter et beaucoup m’en parler et après ça peut être énervant. » » (Garçon, 14 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).
  • « Ça peut arriver, et c’est mieux d’en parler plutôt que d’avoir des problèmes pendant longtemps qui auront des conséquences. Vaut mieux en parler et pas avoir peur, c’est mieux que les copains se moquent plutôt que d’avoir les autres choses sans rien dire (…) moi je n’en parlerais pas à certains copains, après ils ne t’invitent plus. » (Garçon, 14 ans, étude Ifop, octobre 2019, pour le CSA).

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