Emploi des personnes handicapées

Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées : les actions du CSA

Publié le

Du 18 au 24 novembre 2019 se déroule la 23ème édition de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (#SEEPH2019). L’occasion de faire le point sur les dispositifs mis en place et les actions menées par le CSA pour favoriser l’intégration des personnes handicapées.

La Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées vise à changer le regard de chacun sur le handicap grâce à des actions de sensibilisation, d’information et de formation. Créée en 1997 à l’initiative de LADAPT, devenue un événement incontournable en France mais également en Belgique, Espagne et Italie, La Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées est l'occasion de nombreuses actions qui contribuent à changer la perception du handicap en entreprise et dans la société.

Ainsi, de nombreux acteurs se mobilisent à cette occasion et le CSA ne fait pas exception. Ses actions sur la dernière décennie témoignent d’une volonté de contribuer activement à cette semaine d’intégration professionnelle.

Des dispositifs adaptés

Le CSA accompagne les personnes en situation de handicap et veille à ce qu’elles puissent exercer leur profession dans les meilleures conditions. Les dispositifs mis en place sont donc différents selon le handicap.

Par exemple, des plages (dispositifs permettant de traduire en braille les données écrites sur un écran d’ordinateur) et des claviers en braille sont mis à la disposition des malvoyants ou des aveugles. Pour les malentendants, il existe également des logiciels dits interprètes, comme TADEO, utilisé par Sarah Roger, chargée de mission au département des ressources humaines du CSA.

TADEO fait office d’intermédiaire pour la personne en situation de handicap. Il permet de la mettre en relation avec un interprète à travers son ordinateur. Sarah Roger, qui a accepté de témoigner de sa situation professionnelle, peut ainsi communiquer en interne et en externe, par téléphone.

Pour Sarah, le choix de l’interprète dépend de la tâche en question. Un interprète en langue des signes est sollicité pour un appel téléphonique, démarche qui s’effectue rapidement. A l’inverse, elle fait appel à un interprète en langage textuel, sous réservation, pour une réunion. Au besoin, elle peut aussi faire une demande pour un interprète présent physiquement. Celui-ci doit être réservé mais la requête peut lui demander deux à trois semaines de préparation. Sarah y fait appel notamment pour des formations ou des réunions afin de conserver un aspect ‘plus convivial’ favorisant l’échange.

La boucle à induction magnétique, quant à elle, permet à une personne malentendante d’entendre une source sonore en filtrant les effets sonores néfastes liés à la distance ou aux bruits ambiants.

Sarah bénéficie par ailleurs d’un numéro de téléphone spécifique mis en place par le CSA.

Outre ce dispositif, le Conseil propose des aménagements des locaux et du poste de travail au bénéfice des personnes handicapées.

De nombreuses actions

Le CSA est très investi dans sa mission d’institution favorisant la diversité. Les équipes du Conseil sont notamment présentes lors de forums d’emploi de personnes handicapées, notamment auprès de l’AFIJ (Association pour Faciliter l’Insertion Professionnelle des jeunes, diplômés) Ce sont grâce à ces forums que Sarah a pu rejoindre le CSA.

Au-delà des aménagements proposés à Sarah, le CSA sensibilise régulièrement l’ensemble de ses agents avec, par exemple, des formations en langue des signes ou des actions de sensibilisation au handicap pour faciliter l’intégration des personnes handicapées.


Le CSA partenaire du Duoday

Le 16 mai dernier, le Conseil a, pour la deuxième fois, accueilli deux stagiaires en situation de handicap dans le cadre du Duoday. Cette journée a permis à ces deux étudiants de passer une journée à découvrir les missions et les activités du CSA aux côtés de leurs tuteurs, puis à échanger avec le président, Roch-Olivier Maistre sur les changements que connait le secteur actuellement avec l’influence grandissante du numérique et d’acquérir ainsi de nouvelles connaissances sur la régulation de l’audiovisuel français et l’éducation des publics aux médias. Le CSA a par ailleurs encouragé les médias à participer à cette opération nationale.


Le CSA et le fond d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Depuis 2017, le Conseil contribue au fond d’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Les  sommes collectées par le FIPHFP permettent de financer en partie les actions menées par l’employeur pour favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap. Ce fond a permis de financer des aménagements de poste de travail et des formations pour des agents ayant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).

A l’occasion de cette semaine pour l’emploi des personnes handicapées, le CSA organise en interne une réunion d’information et de sensibilisation au handicap dans le milieu professionnel. Elias Semaan, agent du CSA, a été sollicité en 2018 pour témoigner et, en tant qu’athlète de haut niveau participant au championnat du monde d’escrime handisport, initier ses collègues à cette discipline.


Obligations des opérateurs

Le CSA a également entrepris des actions auprès des opérateurs qu’il régule avec, notamment, des cycles d’auditions réunissant les chaînes de télévision et les associations de personnes handicapées. Il s’assure chaque année que les obligations en matière d’accessibilité, fixées par la loi, sont respectées :

  • Les chaînes, privées ou publiques, avec une audience supérieure à 2,5% doivent rendre accessible la totalité de leur programmation pour les sourds et malentendants. Si l’audience est  inférieure à ce pourcentage, le niveau des obligations est négocié par le Conseil.
  • De même, le ratio de programmes audiodécrits pour les aveugles et malvoyants est négocié avec le Conseil.

Outre cette mission de surveillance et de régulation, le CSA s’engage également dans l’élaboration de chartes destinées à améliorer la qualité des dispositifs favorisant l’accessibilité des programmes :

Des objectifs bien définis

Le CSA essaye de faire vivre au quotidien le Label diversité dont il est titulaire depuis le 29 novembre 2012. Il fait l’objet d’audits réguliers et doit être renouvelé tous les 4 ans.

La loi stipule quant à elle que toute entreprise d’au moins 20 salariés est tenue d'employer à plein temps ou à temps partiel des travailleurs handicapés dans une proportion de 6 % de l'effectif total de l'entreprise. Cette obligation s’applique également aux employeurs publics et, notamment, aux API (autorités publiques indépendantes) depuis 2017.

A ce jour, le Conseil compte 13 personnes en situation de handicap pour un effectif total d’environ 280 ETPT (Équivalent Temps Plein annuel Travaillé.)