Observatoire de la haine en ligne : analyser pour mieux lutter

Publié le

Lutte contre la haine en ligne

L’observatoire de la haine en ligne, dont la mission  est d’analyser et de quantifier le phénomène de haine en ligne, d’en améliorer la compréhension des ressorts et des dynamiques, de favoriser le partage d’information et le retour d’expérience entre les parties prenantes, a été mis en place par le CSA le 8 juillet 2020 et se réunit pour la première fois, ce jour.

Cadre légal

L’observatoire de la haine en ligne, dont l’instauration est prévue par l’article 16 de la loi du 24 juin 2020 vise à lutter contre les contenus haineux sur internet, est composé d’opérateurs, d’associations, d’administrations et de chercheurs concernés par la lutte et la prévention de la haine en ligne.

 Missions

A l’occasion de son assemblée plénière du mercredi 8 juillet 2020, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a défini la composition et les missions de l’observatoire de la haine en ligne, qui consistent à :

-          Analyser et quantifier les contenus relatifs à la haine en ligne ;

-          Œuvrer à améliorer la compréhension du phénomène en suivant son évolution ;

-          Partager les informations des différents acteurs concernés, publics et privés.

 Fonctionnement

Le CSA assure la présidence et le secrétariat de l’observatoire de la haine en ligne. Les membres de l’observatoire constituent des groupes de travail thématiques, appelés « collèges », afin notamment de faciliter les échanges opérationnels.

  • Collège des opérateurs
  • Collège des associations
  • Collège des administrations
  • Collège des chercheurs

Liste des membres de l’observatoire de la haine en ligne 

Opérateurs : Dailymotion, Facebook, Google, LinkedIn, Microsoft, Qwant, Snapchat, Tik Tok, Twitch, Twitter, Wikimédia France, Yubo.

 Associations : Civic Fab, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), e-Enfance, l’Association française pour le nommage Internet en coopération (AFNIC), Génération numérique, InterLGBT, La Quadrature du Net, la Ligue des droits de l’homme, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), l’Observatoire du conspirationnisme, Point de contact, Renaissance numérique, Respect Zone, SOS Homophobie, SOS Racisme, STOP Homophobie, Institute for Strategic Dialogue

Administrations : Conseil national consultatif des personnes handicapées, Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), Conseil national du numérique , Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Défenseur des droits, Haut Conseil pour l’égalité entre les hommes et les femmes, ministère de la Culture (DGMIC), ministère en charge du Numérique, ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports,  ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (ambassadeur du numérique), ministère de l’Intérieur (PHAROS), ministère de la Justice (DACG), ministère délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et des Chances.

Chercheurs : Charlotte DENIZEAU, maître de conférences en droit public à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Divina FRAU-MEIGS, professeure à l'Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et présidente de l'association Savoir*Devenir ; Dominique TAFFIN, archiviste paléographe, conservatrice générale du patrimoine et directrice générale de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage ; Hasna HUSSEIN, docteure de l'Université Libanaise et de l'Université de Bordeaux, chercheuse associée au Centre Emile Durkheim et à l'Observatoire des Radicalisations (FMSH-EHESS), directrice de l’Association de prévention de l’extrémisme violent ; Virginie JULLIARD, professeure en sciences de l'information et de la communication au Celsa-Sorbonne Université ; Frédéric REGENT, maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Jérôme FERRET, maître de conférences en sociologie à Université Toulouse 1 Capitole et membre associé au CADIS (EHESS-CNRS)