Communiqué n° 508
du 8 octobre 2002
Bilan de Radio France pour l'année 2001
Le Conseil supérieur de l'audiovisuel
a auditionné le jeudi 3 octobre 2002, à l'occasion
du bilan 2001 de Radio France, M. Jean-Marie Cavada, président
de la société, accompagné de M. François
Desnoyers, directeur général délégué
chargé de la stratégie et du développement
des produits et services, M. Claude Norek, directeur général
délégué à la gestion et à la
production, M. Sylvain Anichini, directeur général
adjoint chargé des techniques et des technologies nouvelles,
et M. Didier Tourancheau, directeur général adjoint
chargé du développement social et des ressources humaines.
Situation financière et structures
L'année 2001 a été à nouveau marquée
pour Radio France par une situation économique et financière
équilibrée, avec un résultat net comptable
de 0,20 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires de la société a augmenté
de 4,8%, passant de 451 millions d'euros en 2000 à 472,6
millions d'euros en 2001.
Etablie à 429,7 millions d'euros contre 411,3 millions d'euros
en 2000, la redevance a augmenté de 4,5%.
Les recettes de publicité et de parrainage ont, pour leur
part, progressé de 10,5% en s'établissant à
26,7 millions d'euros contre 24,2 millions d'euros en 2000. Toutefois,
elles n'ont représenté que 5,6% du chiffre d'affaires.
Les charges d'exploitation, qui sont passées de 476,7 millions
d'euros à 495,5 millions d'euros, ont enregistré une
hausse de 3,9%. L'augmentation des charges de fonctionnement a été
contenue à un niveau inférieur à 2%, à
l'exception des charges de personnel qui ont varié de +4%
en raison de l'augmentation de la masse salariale due essentiellement
à la création d'emplois dans le cadre de la loi sur
les 35 heures et à l'intégration des cachetiers dans
le personnel permanent.
L'exercice 2001 s'est principalement caractérisé
par la poursuite du Plan Bleu avec l'ouverture de nouvelles antennes
locales et de programmes locaux sur le réseau France Bleu
(FB Lorraine Nord, FB Azur, FB Poitou, FB Tulle et FB Évreux)
et l'extension de la couverture du Mouv' à Paris et Clermont-Ferrand.
A également été mise en place, à la
suite de la catastrophe survenue à l'usine AZF à Toulouse
le 21 septembre, une radio locale temporaire de solidarité
à l'intention des habitants des quartiers sinistrés
de Toulouse (M'Toulouse, à partir du 8 octobre).
En 2001, Radio France a poursuivi la restitution de fréquences
non utilisées.
Programmes et audiences
D'une manière générale, en 2001, l'information
a exceptionnellement occupé une part plus importante que
les années précédentes dans les grilles de
programme des chaînes, une situation directement imputable
aux événements de portée nationale et internationale
qui ont marqué cet exercice.
D'autres aménagements apportés en début d'année
et à l'automne aux programmes de la société
nationale ont contribué à enrichir le contenu des
programmes de France Bleu et du Mouv' et à renouveler une
partie des émissions diffusées sur France Inter, France
Musiques et France Culture.
Le Conseil a constaté que Radio France avait convenablement
respecté les obligations de programme inscrites à
son cahier des missions et des charges.
La chanson d'expression française est restée majoritaire
dans les programmes de variété pris dans leur ensemble,
même si elle est apparue en diminution sur le Mouv' et FIP.
S'agissant de la création musicale, les oeuvres d'origine
nationale sont restées prépondérantes sur France
Musiques et France Culture. Si le nombre de créations diffusées
sur France Musiques est resté stable, le nombre de commandes
passées par la société à des compositeurs
a progressé par rapport à 2000.
Dans le domaine de la création radiophonique, le volume de
documents issus des ateliers de création régionaux
et diffusés sur France Bleu, RFO et les radios francophones
publiques, a enregistré une hausse de 10,6%.
En 2001, l'audience du groupe s'est stabilisée
à 28,1% contre 28,2% en 2000 et 27,3% en 1999.
France Info a gagné 0,1 point (11,6% contre
11,5% en 2000). France Inter a enregistré un repli de 0,4
point (11,1% contre 11,5% en 2000). Avec respectivement 1,6% et
0,9%, les audiences de France Musiques et de France Culture sont
restées stables. Le taux d'écoute du Mouv' a pour
sa part sensiblement progressé à Toulouse (5,2% contre
4,7% en 2000) et a plus que doublé à Angers et Valence.
Quant à l'audience moyenne de France Bleu en 2001, elle a
été de 6,4%.
Radio France a poursuivi le développement
de ses programmes et services sur les nouveaux supports de diffusion,
notamment la téléphonie mobile et Internet avec le
lancement de nouvelles Web radios thématiques permanentes
ou temporaires comme La Radio des revues de presse et La Radio de
l'euro.
Parallèlement, la société a
continué d'activer la modernisation de l'outil de production.
En 2001, ont notamment été numérisées
six antennes locales du réseau France Bleu.
En réponse aux questions du Conseil concernant
l'évolution du paysage radiophonique, les programmes, l'évolution
de l'environnement technologique et la vie de l'entreprise, le président
Jean-Marie Cavada a notamment évoqué la poursuite
de la mise en autonomie budgétaire des chaînes du groupe
ainsi que la poursuite du processus de décentralisation avec
les antennes locales du réseau France Bleu (ouverture de
nouvelles stations, augmentation du programme local de stations
existantes, etc.). A cette occasion, le président de Radio
France a évoqué le démarrage en octobre de
France Bleu 107,1, la City radio de Paris, tout en en précisant
la mission et les spécificités par rapport à
FIP Paris. Il a par ailleurs évoqué le parc de fréquences
non encore en service de la société et justifié
la récente diffusion de France Info sur le réseau
B ondes moyennes en complément de sa diffusion en modulation
de fréquence pour une meilleure couverture géographique.
Enfin, a été évoquée la prochaine numérisation
de France Inter. |