La classification des programmes par les chaînes de télévision

L’apposition de la signalétique jeunesse sur des programmes spécifiques ne relève pas de la compétence du CSA, ce sont les chaînes de télévision qui en sont responsables.

Des comités de visionnage doivent être mis en place par les chaînes pour effectuer ce travail de classification. Leur composition est en revanche laissée à la libre appréciation des chaînes. 

Le CSA a fixé, de façon non-exhaustive, un certain nombre de critères à prendre en compte lors de la décision de classification parmi lesquels :

  • le nombre et la nature de scènes violentes
  • leur caractère gratuit ou indispensable au scénario
  • l’utilisation scénaristique de la violence pour résoudre les conflits 
  • la mise en scène, le traitement en image, le type de plan utilisé, le réalisme de la représentation, le traitement de la bande sonore (génératrice d'angoisse)
  • l’évocation de thèmes difficiles comme la drogue, le suicide, l’inceste, la violence conjugale
  • la violence envers les enfants
  • la représentation des actes sexuels 
  • l’image de la femme (respectueuse ou dégradante)
  • la psychologie des personnages et les repères qu’elle offre à un public d’enfants ou d’adolescents (sanction ou récompense pour les actes de violence, etc.)
  • le caractère du héros, ses mobiles, son recours à la violence ou à des comportements dangereux ou illégaux (drogue, etc.)
  • la présence d’enfants lors de scènes violentes.

L'application de ces critères se fait au cas par cas et, pour les séries, épisode par épisode.

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel encourage les chaînes à recourir à la signalétique dès qu'elles pressentent qu'un programme risque de heurter la sensibilité des plus jeunes, l'objectif étant, non d'aseptiser le petit écran, mais d'informer les parents.

Le CSA vérifie, après la diffusion du programme par la chaîne, la présence du signal lorsqu’il est nécessaire et le choix de l’horaire de diffusion.