Signature de la charte relative à la qualité du sous-titrage

Publié le

En signant la charte relative au sous-titrage à destination des personnes sourdes ou malentendantes, le Gouvernement et les représentants des chaînes de télévision s’engagent à faire respecter seize critères de qualité définis sous l’égide du CSA.

Lors d’une conférence de presse organisée par le CSA le 12 décembre, la charte relative à la qualité du sous-titrage à destination des personnes sourdes ou malentendantes a été présentée par Michel Boyon, président du CSA, Nicolas About, président du groupe de travail « Accessibilité des programmes aux personnes handicapées », et Christine Kelly, vice-présidente de ce groupe.

La charte a été signée par Marie-Anne Montchamp, secrétaire d‘État à la cohésion sociale et aux solidarités, Élodie Perthuisot, directrice du cabinet du ministre de la culture et de la communication, qui ont toutes deux souligné l’engagement des pouvoirs publics en faveur de l’accessibilité des programmes. Elle a également été signée par les associations représentant les personnes atteintes d’un handicap et par de nombreux responsables de chaînes de télévision et de laboratoires de sous-titrage.

Cette charte est l’aboutissement de la concertation menée au cours de l’année 2011, sous l’égide du CSA, entre les services de télévision, les laboratoires de sous-titrage et certaines associations, notamment l’Union nationale pour l’insertion sociale du déficient auditif (UNISDA).
La charte définit 16 critères visant à atteindre une qualité minimum dans le sous-titrage. Elle prévoit notamment une harmonisation des pratiques des chaînes concernant les modalités d’apparition du sous-titrage à l’écran : couleurs, fond, placement des sous-titres, etc. Elle présente également différents critères permettant de limiter les fautes d’orthographe et les contresens. Elle recommande enfin le recours à des mesures pour faciliter la compréhension des émissions et des débats en direct notamment.

Ces engagements de qualité complètent les obligations quantitatives des chaînes. TF1, France Télévisions, Canal +, M6 et TMC sont tenues, depuis le 12 février 2010, de sous-titrer 100 % de leurs programmes. En 2011, W9 a sous-titré la totalité de ses programmes. En 2012, NT1 devra diffuser 20 % de ses programmes sous-titrés, Direct 8 et NRJ 12 40 %, Direct Star 30 % et Gulli 20 %.

Les progrès accomplis dans le sous-titrage répondent aux attentes légitimes des téléspectateurs sourds ou malentendants. Des efforts doivent également être faits à destination des personnes aveugles ou malvoyantes, notamment concernant le projet de boîtier vocalisant. Aujourd’hui, la France ne dispose pas, contrairement à d’autres pays européens, de récepteurs capables de vocaliser les informations s’affichant sur un écran. Le Conseil souhaite que cette fonction puisse être rendue obligatoire rapidement.

Pour le Conseil, le sous-titrage devrait également être repris sur les sites de rattrapage des chaînes, ce qui est une demande forte des associations de personnes sourdes ou malentendantes, et tout particulièrement de l’UNISDA. Le président de cette association, Cédric Lorant, a appelé les participants à la réunion à réfléchir à un accroissement de la présence de la langue des signes française dans les programmes télévisés, notamment pour les émissions destinées à la jeunesse. Il a également appelé leur attention sur la campagne électorale dont les débats doivent faire l’objet d’une transcription de qualité.

 La conférence de presse relative à la signature de la charte