Mais où est passée ma radio préférée ?

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Des auditeurs s’étonnent que leur radio préférée devienne inaccessible ou change de fréquence à seulement quelques kilomètres de chez eux. Cela pose la question des zones de diffusion.

« Où est passée ma radio préférée ? », se demandent des auditeurs ne parvenant plus à la capter alors qu’ils ne se trouvent qu’à quelques kilomètres du lieu où ils la reçoivent habituellement. Par exemple quand ils se rendent au travail et que, soudain, leur radio disparaît de la bande FM, devenant inaccessible. Certains s’interrogent aussi sur les raisons qui les obligent à devoir changer de fréquence pour continuer d’écouter le même programme. Deux problématiques qui s’expliquent par le mode d’attribution des fréquences.

Depuis l'ouverture de la bande FM, l'attribution des fréquences aux stations de radio s'est effectuée zone par zone, au fur et à mesure des appels à candidatures lancés par le Conseil. Chaque zone dispose d'un nombre de fréquences variant en fonction de ses caractéristiques géographiques, mais également des fréquences utilisées dans les zones voisines. Dans les zones frontalières, il faut veiller à ce qu'aucune fréquence accordée ne puisse brouiller celles qui sont utilisées par le pays voisin. Dans une région montagneuse, les fréquences sont de moindre portée qu’en plaine, le relief gênant la propagation des ondes. Il n’est ainsi pas possible d’utiliser tout le spectre de la bande FM dans l'ensemble des zones.

Une gestion optimale de la bande FM

Afin d’améliorer son offre par un usage optimal du spectre, le Conseil identifie de nouvelles ressources tout en protégeant les fréquences déjà autorisées. Des appels à candidatures sont alors ouverts et tout opérateur intéressé par la zone concernée peut se porter candidat à l’obtention de la fréquence.

À la suite de la consultation publique menée en octobre 2004, le Conseil a réalisé un travail important d’optimisation de la bande FM. Il a permis d’obtenir des gains de fréquences significatifs, de l’ordre de 22 %. Mais le nombre de fréquences FM demeure limité et le Conseil ne peut donner satisfaction à toutes les demandes.

Difficultés techniques d’une fréquence unique

Tout cela implique que certaines radios attributaires d’une fréquence soient absentes dans une zone limitrophe où elle ne demanderait pourtant qu’à être diffusée. Un aspect technique explique en outre que les radios utilisent des fréquences différentes d’une zone à l’autre. Il est en effet particulièrement difficile d'utiliser la même sur l'ensemble du territoire, car la reprise d'une fréquence identique sur des émetteurs installés à proximité provoque des phénomènes de brouillage importants. Retenir le principe d'une fréquence unique conduirait à diminuer le nombre d'émetteurs possibles à installer, et donc la couverture du territoire.

Aujourd'hui, quelques stations à vocation nationale disposent cependant, dans des régions suffisamment éloignées les unes des autres, d'une fréquence identique. Mais il est impossible d'attribuer celle-ci partout, notamment dans les zones frontalières où cette fréquence peut être déjà en service dans un pays voisins. Seules les radios d'autoroute disposent sur l'ensemble du territoire de la fréquence 107,7 MHz, mais avec des émetteurs synchronisés qui, bien que voisins les uns des autres, ne se brouillent pas entre eux du fait de leur couverture limitée à une bande le long du tracé des autoroutes.