Le RIRM se mobilise pour la cohésion sociale à l’ère du numérique

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La délégation du RIRM à Marseille, novembre 2017©franck_crispin
A Marseille, les membres du RIRM ont adopté mi-novembre 2017 la déclaration « Pour une régulation rénovée dans l’environnement numérique ». Celle-ci vise à ce que l’audiovisuel, dans l’environnement numérique en particulier, intègre bien les principes de la cohésion sociale tels que l’égalité femmes-hommes, la non-discrimination, l’éducation aux médias.

Garder le cap d’une régulation au service de la cohésion sociale

Après deux jours de concertation dans la cité phocéenne, les 191 instances du RIRM présentes ont adopté la Déclaration de Marseille le 17 novembre 2017. Qu’il soit traditionnel ou numérique, le secteur audiovisuel doit répondre aux exigences démocratiques et de cohésion sociale telles que l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre les discriminations, la promotion de la diversité ou un traitement médiatique équilibré des situations de crise. Or l’utilisation d’algorithmes peut impacter le respect de la diversité culturelle ou du pluralisme ; la multitude des acteurs, des modes d’accès aux contenus audiovisuels, la circulation transfrontalière des services et des données bousculent l’information des citoyens ou encore la formation des opinions publiques. 

Le RIRM a identifié dans sa Déclaration quatre actions à mener en conséquence :

  • intégrer les nouveaux services numériques à une régulation modernisée,
  • renforcer la coopération au sein du RIRM et en bilatéral, en particulier sur les pratiques liées au numérique,
  • approfondir les travaux sur la nécessaire évolution de la régulation audiovisuelle, notamment autour de la co- et de l’autorégulation ;
  • accompagner les pouvoirs publics et les organisations régionales et internationales sur les enjeux de l’audiovisuel à l’ère numérique.

Le CSA à la présidence du RIRM en 2018

Cette 19e assemblée plénière a confié au CSA la présidence annuelle du RIRM pour 2018. A l’ouverture de la réunion, M. Olivier Schrameck a pris la relève de Josep Maria Guinart i Sola, membre de la CNMC espagnole. A l’ère du numérique, la régulation « devra de plus en plus s’opérer, au-delà des Etats, dans des espaces régionaux et internationaux » tels que le RIRM, a souligné à cette occasion M. Schrameck. « Les réseaux et les médias sont les nouvelles routes et les carrefours naturels des idées et des échanges. Nos pouvoirs publics respectifs nous ont chargés de les protéger et de les développer pour qu’y circulent librement informations et créations et avec elles, la tolérance et la paix », a-t-il rappelé. Dans cette perspective, le président du CSA relève en particulier trois axes de travail : dynamiser le rayonnement de ce réseau méditerranéen, dynamiser son influence et poursuivre son élargissement.

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La Déclaration de Marseille « Pour une régulation rénovée dans l’environnement numérique » - 17 novembre 2017

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Le site du RIRM

Le rapport du régulateur catalan sur les contenus sexistes, transphobes et homophobes sur Internet 

1 Membres présents à la 19e assemblée plénière du RIRM : la CRA de Bosnie-Herzégovine, la CRTA de Chypre, l’AEM de Croatie, le CAA d’Andalousie, Espagne, le CAC de Catalogne, Espagne, la CNMC d’Espagne, le CSA de France, la GRA de Gibraltar, le NCRTV de Grèce, le CCSB d’Israël, l’IMC du Kosovo, le CNA du Liban, la BA de Malte, la HACA du Maroc, le CCA de Moldavie, l’ERC du Portugal, l’AVMU de République de Macédoine, la REM de Serbie et le RTÜK de Turquie. Onze d’entre elles étaient représentées par leur président. L’INA et le CMCA étaient invités comme observateurs.