Dépendance aux écrans

Bruno Patino : « Dans le rétroviseur, on verra ces années comme paroxystiques de l’influence de l’économie de l’attention sur nos vies »

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Regard objectif sur les transformations numériques de nos sociétés, le Directeur éditorial d’Arte France, Bruno Patino, publie, aux éditions Grasset, « La civilisation du poisson rouge ». Un texte qui décrypte la dépendance aux écrans et la polarisation générale de notre espace, expliqués par un modèle économique développé dans l’univers numérique : l’économie de l’attention. L’auteur envisage également, dans un entretien pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), les pistes de l’évolution de la régulation de contenus numériques.

Dans son dernier livre, « La civilisation du poisson rouge » (Editions Grasset, 184 p. 17 €), le Directeur éditorial d’Arte France, Bruno Patino, établit le constat d’une impression générale ressentie : la dépendance aux écrans.

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Dans son texte, l’auteur appelle à une prise de conscience - salvatrice - des utilisateurs face aux multiples tâches réalisées dans un univers numérique qui en permanence sollicite l’attention.

« Si le livre La civilisation du poisson rouge rencontre un certain succès, c’est parce que je pense qu’il pose les mots sur un ressenti très général et qu’il essaye d’apporter quelques explications qui sont, je l’espère, claires et qui permettent l’action », précise Bruno Patino.

Un regard et un intérêt majeur

Pour l’autorité publique indépendante de régulation, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), la problématique exposée par le journaliste, sur la dépendance aux écrans et l’économie de l’attention, présente un regard et intérêt majeur.

« Progressivement, le champ de la régulation s’étend, aux plateformes numériques, aux plateformes de partages de vidéos, aux réseaux sociaux, donc le livre de Bruno Patino, qui nous parle de l’économie de l’attention, entre tout à fait dans le champ de nos préoccupations et vient interroger la manière dont nous allons assumer la régulation de ces nouveaux acteurs pour nous », explique le président du CSA, Roch-Olivier Maistre.