Intervention publique

Signature de la charte pour favoriser l'insertion et la professionnalisation des personnes handicapées dans l'audiovisuel, le 11 février 2014

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Interventions d'Olivier Schrameck, président du Conseil, et de Mémona Hintermann-Afféjee, présidente du groupe de travail "Diversité, lors de la signature de la charte pour favoriser l'insertion et la professionnalisation des personnes handicapées dans l'audiovisuel, le 11 février 2014 au CSA, en présence de Mme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.

 

Intervention d'Olivier Schrameck

Olivier Schrameck - 14 février 2014

Olivier Schrameck, président du CSA.

Madame la Ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion,

Madame la Sénatrice,

Mesdames et Messieurs les présidentes et présidents, directrices et directeurs,

Chers collègues, tout particulièrement en ce jour chère Mémona et aussi cher Nicolas,

Mesdames, Messieurs,

À cette date anniversaire de la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, je ressens comme un honneur et un engagement de vous accueillir tous dans votre diversité, vous qui œuvrez, par votre action et par votre exemple, à la cause essentielle pour notre société des personnes handicapées.

Pouvoirs publics, services de télévision et de radio, établissements de formation, associations, c’est avec reconnaissance à votre égard qu’au nom du Conseil supérieur de l’audiovisuel, j’ouvre cette séance de signature de la « Charte visant à favoriser la formation et l’insertion professionnelles des personnes handicapées dans le secteur de la communication audiovisuelle ».

Je salue d’abord l’implication décisive de Marie-Arlette Carlotti. Madame la ministre, ce projet s’inscrit naturellement dans votre action au sein du gouvernement visant à réaliser, dans les différents domaines de la vie sociale, une égalité réelle entre les personnes et à tendre, selon vos propres termes, à « l’accessibilité universelle, de tous à tout ». La réactivation en septembre dernier du comité interministériel sur le handicap témoigne de cette approche globale, dans laquelle la culture et la communication audiovisuelle sont évidemment appelées à jouer un rôle essentiel. Je remercie particulièrement Mémona Hintermann-Afféjee d’avoir porté, pleinement soutenue par le collège de notre institution, cette initiative de solidarité dans la diversité. Sa force de conviction et sa détermination auront une nouvelle fois fait leurs preuves, traduisant en une innovation marquante sa mission en qualité de présidente du groupe de travail « Diversité », exercée avec le soutien déterminant de l’Observatoire et aussi bien sûr auprès de Nicolas About, celle de vice-présidente du groupe de travail qui œuvre spécifiquement en faveur de l’accessibilité des personnes handicapées.

Plus que jamais, il importe de le souligner, la diversité ne saurait être vécue comme une contrainte, encore moins comme un langage de convenance. La promouvoir, c’est servir l’ambition solidaire de notre cohésion sociale. Et comment mieux la servir que par un élan collectif qui fédère ?

Or, nombreuses sont les volontés qui sont appelées à s’exprimer à cette fin. C’est de fait sans la moindre hésitation et dans un élan commun que les chaînes de télévision et les radios présentes ont adhéré à notre démarche. Je félicite chacune d’entre elles pour la responsabilité sociale dont elles font preuve car je sais, au-delà du jour symbolique de cette signature, les engagements durables qu’elles souscrivent ainsi.

Je remercie également les établissements signataires - écoles de l’image et du son, de journalisme et de comédiens – comme autant de partenaires nouveaux pour le Conseil, témoignant de l’évolution renouvelée de ses formes d’action, dans l’exercice de ses missions de promotion sociale et culturelle.

*

Cet évènement marque ainsi une étape nouvelle dans une démarche active et diversifiée engagée depuis plusieurs années par le Conseil, en matière de promotion de l’égalité des personnes en situation de handicap.

Elle concrétise les missions générales qui lui ont été confiées par le législateur de contribuer aux actions en faveur de la cohésion sociale et à la lutte contre les discriminations dans le domaine de la communication audiovisuelle et de veiller, auprès des éditeurs de services de  radio et de télévision, à ce que la programmation reflète la diversité de la société française.

Veiller à cette cohésion sociale et à l’égalité entre les personnes, c’est en premier lieu développer l’accessibilité des programmes aux personnes sourdes ou malentendantes, ainsi qu’aux personnes aveugles ou malvoyantes et contribuer ainsi à la participation de tous à la vie de notre communauté nationale, qu’il s’agisse de se divertir ou de s’informer, notamment en période électorale. Les progrès réalisés dans le développement quantitatif et qualitatif du sous-titrage ont été importants et les efforts se poursuivront en matière d’audiodescription et de langue des signes. Le Conseil s’y emploiera, notamment grâce à l’investissement et au dynamisme du conseiller Nicolas About, prompt à se saisir avec les éditeurs des potentialités technologiques offertes par les récepteurs TNT vocalisants, les logiciels de traduction automatique ou encore le développement sur internet des services de médias audiovisuels à la demande.

Prendre en compte le téléspectateur ou l’auditeur en situation de handicap ne saurait se réduire à la problématique, au demeurant essentielle, de l’accessibilité des programmes. Nous le savons, là où le bât blesse cruellement, Mémona Hintermann-Afféjee l’a rappelé tout récemment avec force à l’occasion de la publication de notre dernière enquête, c’est la représentation de la diversité de la société française à l’antenne. Il y faut une action de long terme, volontaire et résolue, qui requiert le temps nécessaire à l’évolution des mentalités, des habitudes et des réflexes.

Il fallait donc commencer, comme le Conseil l’a fait dès 2009, par tracer des objectifs clairs et concrets, en adoptant une délibération imposant des engagements annuels aux éditeurs, notamment en matière de représentation des personnes handicapées. C’est également à juste raison, qu’il s’est entouré de l’Observatoire de la diversité et a incité, avec ses membres, les chaînes à réaliser des initiatives originales. C’est avec la même vision, qu’il a mis en place le baromètre de la diversité aux marqueurs aussi divers que l’origine, le sexe, les catégories socio-professionnelles ou le handicap bien sûr, et depuis cette année, l’âge. C’est en vue de ce même objectif qu’il a encouragé les éditeurs à la mise en valeur du handisport, illustrant l’esprit compétitif, le dépassement de soi et les valeurs sportives auxquelles nous sommes tous attachés. Je note d’ailleurs à cette occasion avec satisfaction le dispositif annoncé par France Télévisions pour la diffusion des jeux paralympiques de Sotchi.

Les derniers résultats de ce baromètre soulignent certes une fois encore le constat inacceptable de la sous-représentation du handicap à la télévision. Certains y verront le signe d’un retard plus général de notre société française sur ce sujet dont les médias seront, comme de tant d’autres, le miroir. Pour autant, nous connaissons et apprécions leur rôle prescripteur.

Avec l’appui des pouvoirs publics, il nous est donc apparu nettement qu’un des moyens de lutter efficacement contre cette sous-représentation persistante était en quelque sorte d’agir à la source de la production médiatique et culturelle, en améliorant l‘accès des personnes handicapées aux métiers de l’audiovisuel.

*

Privilégiant un mode d’action souple et concerté, comme précédemment dans les domaines de la protection des mineurs, de la santé ou encore de l’accessibilité, l’instrument de la charte est apparu adapté dans ses modalités, au regard tant des objectifs visés que des acteurs impliqués.

Partant du constat d’une difficulté des éditeurs à recruter des personnels handicapés formés aux métiers de l’audiovisuel et de la communication, le Conseil a donc élaboré conjointement avec le ministère chargé des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion cette charte portant sur l’amélioration de leurs conditions d’accès à la formation  et à l’emploi dans le secteur de la communication audiovisuelle.

Un Comité de suivi mettra en œuvre ses préconisations et un bilan sera intégré au rapport annuel que le Conseil présente chaque année au Conseil national consultatif des personnes handicapées.

Former, accompagner, sensibiliser, valoriser, encourager, informer, écouter, promouvoir. Telles sont les attitudes auxquelles nous nous attacherons dans le suivi de cette Charte dont le contenu sera présenté par Mémona Hintermann-Afféjee et la ministre.

Pour y parvenir, les institutions doivent elles-mêmes montrer l’exemple et être irréprochables dans ce domaine. Conscient de cette responsabilité, le Conseil aura été la première autorité indépendante à obtenir le label diversité. Cela traduit les actions mises en œuvre dans ses procédures de recrutement, de sensibilisation des personnels et la création d’une cellule d’écoute pour les agents qui s’estimeraient en difficulté. Pour autant, nous sommes conscients des progrès qui nous restent à faire. Dans tous les sens du terme, le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit être pleinement partie prenante de cette Charte, réalisée sous son égide.

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Chère Mémona, je sais pouvoir compter sur votre engagement. Vous avez bien voulu accepter, à ma demande, de prendre en charge des sujets majeurs pour notre société dont celui de l’éducation aux médias et par les médias n’est pas le moindre. Vous nous aidez à aller au-delà des apparences et des différences, pour promouvoir la singularité enrichissante de chacun. Je sais que vous vous y attellerez sans relâche. C’est avec cette conviction que je vous transmets la parole, pour présenter à tous ce projet qui vous doit tant.

 

Consultez le texte de la charte visant à favoriser la formation et l'insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur de la communication audiovisuelle, ainsi que le dossier remis à la presse.

 

Intervention de Mémona Hintermann-Afféjee

Mémona Hintermann-Afféjee

Mémona Hintermann-Afféjee, présidente du groupe de travail "Diversité".

Madame la ministre,

Monsieur le président,

Mesdames les parlementaires,

Mesdames et messieurs présidente et présidents, directrices et directeurs,

Mes amis,

Je sais que vous pesez chaque mot. Eh bien, ce que vous venez de dire me touche profondément, m’oblige et m’engage. Et puis j’en profite pour dire solennellement qu’ici on travaille en confiance, que je travaille en confiance avec vous, que vous pouvez compter sur moi, compter sur ma solidarité, comme cela c’est clair et cela évitera les commentaires approximatifs que je lis ici ou là.

Je voudrais vous exprimer ma profonde gratitude et aussi ma fierté, une vraie fierté que nous soyons tous ensemble aujourd’hui et ce n’est pas seulement pour faire joli dans le texte que je dis cela, oui c’est un très beau jour, regardez autour de vous, il n’y en a pas tant de beaux jours finalement.

À mon arrivée, quand vous vous m’avez confié, Monsieur le président, les deux dossiers "Diversité de la société française" - je souligne bien "de la société française" -, et "Education aux médias audiovisuels", j’ai cherché à être pragmatique, faire du concret, agir, avec une idée : me rendre utile. J’ai compris qu’il faudrait un brin d’ambition, un zeste d’audace.

Ces deux dossiers s’imprègnent !

Dès mon arrivée, en travaillant avec toi, en apprenant auprès de toi cher Nicolas About, j’ai bien compris ce que vous, Mesdames, Messieurs les dirigeants des radios et des télévisions, vous qui avez le pouvoir de changer la société, je viens de votre monde et je sais ce que je dis.

J’ai appris, en fait, que vous ne pouviez pas embaucher plus de personnes compétentes handicapées parce qu’on m’avait dit, je cite : "On n’a pas cela dans le vivier" !

Je me suis dit tout bêtement : "Il faut que cela vienne dans le vivier". Alors on fait comment ? On va les former !

Je suis quelqu’un de la pratique, de la vie réelle, et donc je me suis dit : il y a bien des gens qui vont pouvoir nous aider. J’ai donc appelé une à une les écoles. Je me suis dit : télés et radios sont contraintes d’une certaine façon dans la politesse, le respect par des textes, conventions, service public surtout.

Donc il fallait voir auprès des écoles.

Le premier, c’était vous Marc-Nicolas. Je ne vous avais jamais vu mais ce que je savais que votre école, la Fémis, c’est une référence en France et en Europe - 24, 25 noms au festival de Cannes chaque année. Sans le savoir, vous m’avez donné du courage. Vous m’avez juste dit : « Je vous connais, nous on essaie d’avancer sur le handicap, c’est très difficile mais je vais vous suivre". Il ne le sait pas mais ce jour-là, il m’a vraiment donné du courage.

La deuxième personne, je ne l’avais jamais vue non plus, c’est Madame Lévy, directrice de l’Institut Louis-Lumière. Elle aussi m’a dit : "Ecoutez, sujet difficile mais je suis prête à vous suivre si vous avancez". Super. Donc à ce moment-là, on a continué.

Je vous ai tous appelés. François Simon, l’école de Bordeaux, il m’a dit : "Oui, on vient avec vous, on travaille déjà là-dessus".

J’ai appelé Nicole Gauthier, le CUEJ de Strasbourg, moi qui n’ai pas fait d’école de journalisme, je sais que cette école est une référence en France, je ne sais pas si vous êtes dans la salle, Nicole Gauthier, mais vous êtes une coriace. Vous aviez peur de vous engager à la légère. Jusqu’au dernier moment, j’ai dû vous convaincre… D’autres ont estimé qu’ils n’étaient pas encore prêts mais ont promis de se mettre dans le mouvement, c’est le cas de Grenoble.

Aujourd’hui, une première signature est déjà là : Bertrand Thomas, le directeur de l’école de Toulouse. L’école de Toulouse a déjà signé par anticipation. D’autres viendront.

C’est ainsi que le territoire national participe à cet élan, la Bretagne, la région PACA, la région Centre, le Nord, Tours, etc. Parce que la lointaine provinciale que je suis ne voulait pas que cela soit un « truc » fabriqué à Paris pour des Parisiens. Donc voilà comment cela a commencé.

Donc nous sommes présents sur tout le territoire national, parce que aussi, Monsieur le président, vous avez voulu que cette charte soit signée, merci infiniment de votre détermination, merci à tous mes collègues, parce qu’il y a une chose qu’on doit savoir, c’est qu’ici nous sommes tous pieds et poings liés et que rien ne se fait si on n’a pas l’accord, l’aide de ses collègues, ça c’est un travail de solidarité, il faut que vous le sachiez, c’est un message important, je pense, par ces temps de décision.

Quels sont les engagements inscrits dans cette toute première charte française qui promeut la formation et l’insertion professionnelle des jeunes handicapés ?

Pour les écoles, c’est :

- l’accès à la formation et l’accueil des étudiants handicapés au sein des établissements ;

- le suivi de leur formation : par exemple, par l’institution d’un référent handicap, en sensibilisant aussi le personnel sur les enjeux de ce sujet, en leur montrant la richesse que cela peut apporter aussi, partout cela change le regard, c’est un « plus » humain ;

- la valorisation des parcours des élèves puis des anciens élèves, avec valeur d’exemplarité.

Du côté des chaînes de radio et de télé :

- montrer les citoyens qui souffrent d’un handicap. Pas en tant qu’handicapés mais en tant que citoyens, à la place qu’ils occupent dans la société, et en les embauchant, ce sont des gens qui ont des compétences, qui ont un plus à apporter, les montrer en tant que tels.

En partenariat avec votre ministère, Madame, chère Marie-Arlette Carlotti, nous examinerons attentivement comment fonctionne cette charte sur le terrain, comment on peut améliorer les choses, et nous ferons un bilan chaque année. Il ne suffit pas de signer un très beau texte aujourd’hui, il y a tellement de beaux textes qui ont déjà été signés, n’est-ce pas cher Nicolas, cette loi de 2005 sur laquelle en tant que président des affaires sociales, tu as tellement œuvré et qui reste encore à mettre en application. Donc il faudra aller voir comment cela marche.

Je ne vais pas être longue, j’ai encore deux ou trois choses à vous dire.

Aujourd’hui nous avons convié avec joie, outre les associations engagées depuis longtemps, quelques personnes, des pères et mères de familles comme vous, chers Gersende et Francis Perrin, vous qui avez un enfant, Louis, et vous avez pris le taureau par les cornes et vous vous êtes battus, merci d’être là. Merci aussi à Madame Olivia Cattan qui a un enfant autiste et qui maintenant s’occupe d’une association, plus nous serons nombreux plus nous agirons et plus nous serons forts mais dans le respect de chacun et du rôle de chacun. Comme vous, Sophie Massieu, vous le reporter qui avez sillonné des milliers de kilomètres. Je ne peux vous citer tous mais NOUS SAVONS ICI que vous représentez à votre façon une partie de la société civile, que vous menez un épuisant combat quotidien pour forger un avenir à vos enfants, à vous-mêmes, avec la résolution acharnée des méthodes de commandos de l’extrême…  C'est-à-dire que vous avancez sur les coudes, vous avancez sur les genoux, mais vous avancez souvent dans le silence, mais le silence, on va le rompre.

Il y a 10 MILLIONS de personnes handicapées, en France – chiffre cité dans une dépêche AFP cet après-midi - 10 millions de citoyens relégués dans l’ombre de la société. Ce sont les invisibles de la télévision française : 0,4 % dans le dernier baromètre 2013 du CSA. 0,4 % de personnes vues comme handicapées qui se sont exprimées dans les 1 450 heures de programmes entre juin et septembre 2013 qui ont été « deruschés », image après image, pour voir qui parle.

0.4 % c’est - tu le dis Nicolas - l’épaisseur du trait.

Pouvons-nous continuer  ainsi ? La réponse, Mesdames et Messieurs, nous le savons au fond de nous - vous avez le pouvoir de mettre fin à ce scandale -, la réponse est clairement non !

NON ! NOUS NE POUVONS PAS CONTINUER AINSI.

Oui, le CSA a le devoir de vous aider à appliquer le droit, la loi, pour que cela change.

Et, vous l’avez souligné Monsieur le président, la loi a attribué au CSA le rôle de gardien des valeurs de la République pour assurer la cohésion de notre pays. Pour moi, pour beaucoup d’autres citoyens, je pense, ce devoir est aussi essentiel que la régulation des grands enjeux de concurrence, des intérêts dans l’industrie de l’audiovisuel.

Respectez la personne humaine est aussi important pour le CSA que de s’occuper des intérêts, « de l’argent ».

Et permettez-moi de terminer sur une note personnelle : je me suis plus d’une fois posé la question quand j’étais en reportage, Monsieur le président de France Télévisions, dans des pays en guerre et j’étais vraiment ravie d’y aller, merci encore, mais j’ai vu tant des gens écrasés… Des gens qui survivaient, je me suis souvent demandé avec mon équipe ce qui se passerait si je rentrais handicapée chez moi. Je n’aurais pas cherché la compassion parce que la compassion à elle seule n’aurait pas suffi à changer ma vie. J’aurais voulu qu’on m’aide, concrètement, et que mes droits d’être humain soient respectés.

C’est comme pour la pauvreté, c’est un autre sujet que je connais très bien, la compassion, les grands sentiments sont insuffisants pour traiter le handicap. Il faut des remèdes.

J’imagine et je rêve qu’ensemble, aujourd’hui, nous avancions pour trouver des remèdes. Aujourd’hui, nous faisons un pas. La route est ouverte.

Je compte sur vous et je viendrai vous voir.

 

Consultez le texte de la charte visant à favoriser la formation et l'insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur de la communication audiovisuelle, ainsi que le dossier remis à la presse.

Signature charte insertion personnes handicapées