Synthèse de la consultation publique du 21 juin 2012 en vue de l'édition d'une chaîne locale en Picardie

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Par décision du 5 juin 2012, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a lancé une consultation publique portant sur le lancement d’un appel aux candidatures pour l’exploitation d’une télévision locale en Picardie.

Deux contributions ont été adressées au Conseil en réponse à cette consultation :
- une première commune à la société Bygmalion et au groupe La Voix, éditeur du quotidien La Voix du Nord ;
- une autre, adressée par la société Demain TV.

La consultation indiquait que le Conseil envisageait de répartir l’appel selon deux zones couvrant :

- pour la première, l’agglomération d’Amiens et ses environs, notamment Abeville et le nord de l’Oise (au moyen des émetteurs d’Abbeville-Limeux, d’Amiens-Dury, d’Amiens Saint-Just et de Villers-Cotterêts appartenant au réseau R1) ;

- pour la seconde, l’agglomération de Saint-Quentin et ses environs, notamment Laon et le nord de l’Aisne (au moyen des émetteurs d’Hirson-Landouzy, appartenant au réseau R1, et de l’émetteur de Saint-Quentin, disposant d’une fréquence spécifique de type « simplex-L8 »).

Le groupement Bygmalion/La Voix envisage d’être candidat dans les deux zones, pour l’édition d’une chaîne régionale unique comportant au moins une heure de décrochage spécifique à chaque zone, avec un financement des collectivités locales. Ce service serait renforcé par des programmes partagés avec la chaîne Wéo. Ce contributeur considère que « l’unité territoriale picarde » fait l’objet d’une « forte attente de la part des habitants et des acteurs ». 

Selon le même contributeur, la diffusion d’une chaîne unique dans les deux zones permettrait de tenir compte du recouvrement de couverture des émetteurs et serait mieux adaptée économiquement. Une chaîne de télévision en temps complet s’adressant à un bassin inférieur à 400 000 habitants s’avèrerait peu pertinent. L’organisation de décrochages locaux serait alors une solution adaptée optimale car elle concilierait proximité et rentabilité en permettant d’optimiser le maillage du territoire tout en contenant le coût global du service.

La société Demain TV envisage d’être uniquement candidate dans la zone couvrant Saint-Quentin et ses environs (émetteur d’Hirson-Landouzy). La zone de Saint Quentin / Hirson permettrait, selon Demain TV, d’abriter un projet viable et cohérent dans son identité. Á son sens, la prise en compte d’un bassin de vie et la diffusion sur ce seul bassin constituent des objectifs prioritaires.

Demain TV souligne que l’arrondissement de Saint-Quentin représente 135 000 habitants, soit le quart de la population de l’Aisne, et constitue le premier bassin d’emploi du département et le deuxième pôle économique de Picardie. La zone de chalandise de Saint-Quentin, très étendue, représenterait 150 000 personnes et un potentiel de consommation important.

Demain TV conclut que la réalité de cette unité territoriale, historique et économique « mérite plus qu’un simple décrochage et permet de revendiquer la présence d’un service de télévision locale spécifique sur la zone ».

Conclusion

Le Conseil, compte tenu des contributions présentées, lancera un appel aux candidatures en Picardie, en maintenant le découpage en deux zones (Amiens et ses environs, d’une part, Saint-Quentin et ses environs, d’autre part) permettant aux candidats de répondre pour ces deux zones, ou pour l’une des deux seulement.