| Date : 27 septembre 2001 Colloque Multimédiaville - Bordeaux |
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Mesdames, Messieurs,
La télévision locale est un paradoxe. Souhaitée et attendue par le public français, elle n’a pas véritablement réussi à s’insérer dans le paysage audiovisuel français.
Aujourd’hui encore, elle peine à trouver sa place. Et notre paysage télévisuel ressemble au paysage radiophonique des années 70 : une dominante nationale et généraliste qui s’impose à part entière, imprime sa spécificité dans notre paysage audiovisuel et freine l’émergence d’une vraie télévision de proximité. Pendant cinquante ans, la télévision a été un formidable outil de connaissance et d’ouverture.
La télévision, qui est un extraordinaire observatoire sur le monde, doit aussi devenir une fenêtre sur la rue ouverte sur l’entourage, le proche, le familier, là où se noue le lien humain social. Quand la mondialisation apparaît sur tous les écrans, une autre télévision est attendue, celle qui rapproche et rassure. Le local est un refuge face à la globalisation du monde. En témoignent d’ailleurs les succès d’audience des programmes de décrochages locaux comme France 3 ou M6, qui rappellent le vif intérêt des Français pour la presse régionale. Ou bien encore l’audience rencontrée par nos rares télévisions locales comme à Lyon, à Toulouse, à Clermont-Ferrand, à Bordeaux ou encore sur le satellite avec TV Breizh. La télévision locale peut être le moyen de nourrir et d’affermir une identité et une culture locales fortes, capables de renforcer la citoyenneté de proximité.
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