| Date de publication sur le site : 16 février 2005 La Lettre du CSA n° 181 - Février 2005 |
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La présence de produits, de services ou de marques dans les oeuvres de fiction s'apparente-t-elle à de la publicité clandestine ? Pas systématiquement, répond le CSA, qui apprécie au cas par cas la visualisation de marques et n'intervient que lorsque celles-ci sont indûment valorisées.
Nombreuses aujourd'hui sont les oeuvres audiovisuelles et cinématographiques de fiction au cours desquelles sont visualisées des produits, des services ou des marques. Cette visualisation, si elle est purement fortuite, ne contrevient a priori pas à la réglementation publicitaire, les marques faisant partie intégrante de notre décor quotidien. Elle peut également résulter d'un accord plus ou moins formel entre un annonceur et le producteur d'une oeuvre. Ce dernier, en contrepartie de l'exposition de produits ou de services, perçoit de la société prestataire une contribution en nature ou en espèces lui permettant de financer une partie de sa production.
Dans ce dernier cas, la présence de marques est traditionnellement qualifiée de "placement de produits", formule qui fait ressortir le caractère intentionnel de la pratique. En toute hypothèse, plus qu'à la formule retenue, le CSA s'attache à la forme que prendra l'exposition de la marque au sein de l'oeuvre.
Si, en effet, le Conseil fait montre pour cette catégorie d'émissions de pragmatisme en admettant, pour des raisons tenant au réalisme et à la crédibilité des scénarios, la présence de marques en leur sein, il veille à ce que cette présence demeure mesurée sous peine de relever de la publicité clandestine.
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