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Les programmes accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes


Date de publication sur le site : 30 octobre 2008
La Lettre du CSA n° 220 - Octobre 2008
tv

Coûts supplémentaires entraînés par le sous-titrage des programmes


Les coûts liés au sous-titrage spécifique sont différents selon la nature du programme et sont difficiles à évaluer globalement, en raison de la diversité des situations.
 
En outre, les diffuseurs communiquent difficilement la réalité de leurs investissements et les chiffres les plus variés peuvent circuler.
 
Les émissions en direct sont celles pour lesquelles le coût du sous-titrage spécifique est le plus élevé (jusqu’à 30 € HT la minute), en raison des difficultés techniques et des contraintes matérielles qui y sont liées (une émission diffusée en soirée ou le week-end induit des rémunérations supérieures à la moyenne).
 
La nature de certains programmes rend leur sous-titrage malaisé et, en conséquence, beaucoup plus coûteux. Ainsi, les émissions qui rassemblent de nombreux intervenants en plateau (qui éventuellement se coupent la parole) et comportent de fréquentes interruptions (inserts d’images : reportages, zappings, micro-trottoirs…) présentent de plus grandes difficultés.
 
La première diffusion d’une émission pré-enregistrée (fiction, documentaire, émission de plateau…) est celle pour laquelle le sous-titrage est facturé. En 2007, le coût moyen du sous-titrage d’une minute de programme pré-enregistré était évalué entre 12 et 15 € HT.
 
La pratique de la multidiffusion (rediffusion, souvent nocturne, de programmes dans les jours qui suivent la diffusion initiale) permet de rentabiliser le sous-titrage réalisé pour un programme et de faire baisser le coût moyen de l’heure d’antenne accessible.
 
En revanche, pour ce qui concerne les émissions venant d’une autre chaîne, il est possible que la circulation des sous-titrages entre les différentes chaînes ne soit pas assurée, dans la mesure où, celui-ci étant pour l’instant réalisé par le diffuseur et non par le producteur du programme, il n’est pas intrinsèquement attaché au programme. Certains diffuseurs affirment au Conseil ne pas disposer du « sous-titrage à destination des personnes sourdes ou malentendantes » lorsqu’ils acquièrent un programme.
 
Pour cette raison, le Conseil a prévu l’inscription, dans les textes des conventions conclues avec les diffuseurs, l’obligation que les programmes sous-titrés par un diffuseur soient, lorsqu’ils circulent, cédés avec le sous-titrage préalablement réalisé.


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