| Date de publication sur le site : 29 septembre 2008 La Lettre du CSA n° 219 - Août/Septembre 2008 |
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Le nombre d’oeuvres cinématographiques dans le classement des 100 meilleures audiences a été divisé par trois en 14 ans. En 2007, seules 11 oeuvres cinématographiques apparaissent dans le Top 100, contre 37 en 1994.
Nombre et nationalité des oeuvres
cinématographiques présentes dans le Top 100
En moyenne sur la période, 40 % des oeuvres cinématographiques présentes dans ce palmarès sont d’expression originale française (EOF). Les films non EOF sont très majoritairement américains. Certains films anglais, comme les films de James Bond par exemple, peuvent, de façon exceptionnelle, apparaître dans ce classement.
Le recul du cinéma s’observe également dans le classement des 30 meilleures audiences. La place des films EOF, en moyenne légèrement supérieure à 30 %, est sensiblement la même que celle enregistrée dans le Top 100.
Le potentiel de mobilisation des téléspectateurs pour les oeuvres cinématographiques ne s’est cependant pas détérioré sur la période.
Si l’on excepte l’année 1994 qui, avec une moyenne de 12,6 millions de téléspectateurs par film, atteint un niveau non retrouvé ensuite, le nombre moyen de téléspectateurs par film présent dans le Top 30 est stable sur la période, oscillant selon les années dans une fourchette comprise entre 10 millions et 11,5 millions de téléspectateurs.
Afin d’affiner l’analyse, il est utile de recourir aux données fournies annuellement par Médiamétrie comparant le volume de diffusion d’un genre de programme et la consommation de ce genre par le public.
Comparaison entre offre et consommation TV
des oeuvres cinématographiques
Alors que les grandes chaînes consacraient, en 1994, 5 % de leurs programmes aux oeuvres cinématographiques, le public leur consacrait 9,1 % du temps total passé à regarder la télévision. Le cinéma était alors, après les journaux télévisés, le genre le plus « rentable » en audience pour les chaînes.
Quatorze années plus tard, le rapport entre l’offre et la consommation s’est fortement détérioré et même si la consommation de films de long métrage (5,4 % du temps passé par le public devant la télévision en 2007) est toujours supérieure à l’offre (4,6 % des programmes diffusés en 2007), cette surconsommation diminue régulièrement.
Le cinéma n’est plus le genre moteur des grilles et d’autres programmes, tels que la fiction télévisuelle ou le sport, réalisent dorénavant de meilleurs résultats en termes d’audience (1).
(1) En 2007, la fiction télévisuelle a représenté 18,7 % de l’offre de télévision et 25,2 % de la TV consommée, le sport représentant 2,5 % de l’offre et 4,5 % de la consommation.