Dossiers d'actualité Bilans 2004 de France 2, France 3, France 5 et de Radio France
France 2, France 3, France 5
France 2, France 3 et France 5 ont poursuivi, en 2004, la politique de programmation initiée les années précédentes.
Les grilles de France 2 et de France 3 se caractérisent par une diversité de l'offre qui répond au caractère généraliste des deux chaînes, conformément aux dispositions indiquées en préambule de leurs cahiers des missions et des charges. Fait notable cependant : la place importante accordée au sport, avec la retransmission de l'Euro du Portugal et des Jeux olympiques d'Athènes. France 5 a continué à privilégier documentaires et magazines, tout en augmentant son offre de dessins animés. Structure de la programmation À l'exception notable du sport, la structure des programmes de France 2 se caractérise par une réelle stabilité. Sur l'ensemble de la diffusion, l'offre se répartit en quatre genres qui constituent le socle de la grille de la chaîne : la fiction télévisuelle et l'information bénéficient chacune de plus de 21 % du temps d'antenne ; les divertissements/musique/spectacles d'une part, les documentaires et les magazines d'autre part, occupent quant à eux plus de 18 % de la grille. Aux heures où le public est le plus présent devant le petit écran, c'est-à-dire entre 18 h et 23 h, l'offre de programmes est cependant moins diversifiée. Les émissions de divertissement occupent la première place (26 % du temps d'antenne), suivies de l'information (22 %). Le volume de la fiction télévisuelle a baissé, notamment à cause de la hausse de l'offre sportive, mais aussi en raison de l'augmentation des programmes de divertissement, ce qui confirme la tendance amorcée l'année précédente. Les documentaires, pour leur part, en dépit de certaines programmations ambitieuses en première partie de soirée (Le Dernier Jour de Pompéi, Gladiateurs ou D-day, leur jour le plus long), représentent moins de 6 % de l'offre de programmes de France 2 aux heures de grande écoute. Par ailleurs, l'offre cinématographique est en baisse sensible : elle représente 104 heures de moins qu'en 2003. Le caractère généraliste et diversifié de la programmation de France 3 se vérifie particulièrement dans la tranche 18 h - 23 h. Trois genres représentent chacun plus de 15 % du temps d'antenne : les documentaires et les magazines occupent toujours la première place avec 21,6 % de l'offre de programmes aux heures de grande écoute. Ils sont suivis par l'information (17 %) et les divertissements/musique/spectacles (16,6 %). La fiction télévisuelle n'arrive qu'en quatrième position avec 12,6 % du temps d'antenne. On notera cependant la réussite que représente la programmation, depuis septembre 2004, d'une fiction française quotidienne, Plus belle la vie, à 20 h 20. Malgré des débuts difficiles, ce feuilleton est parvenu, début 2005, à trouver son public. La hausse de l'offre d'émissions régionales sur l'antenne de France 3 constitue un autre fait marquant de l'exercice. Malgré l'arrêt du projet de création de huit chaînes numériques en région, France 3 a poursuivi sa politique qui prévoit, conformément au projet Horizons 2008, le doublement de l'offre régionale à cette échéance. Celle-ci a augmenté de 12 % en 2004 par rapport à 2003, ce qui s'est traduit par une baisse de 64 heures du volume des programmes diffusés à l'échelle nationale. Les programmes régionaux représentent, en 2004, 13 598 heures d'antenne. Pour la première fois en 2004, France 3 a proposé la diffusion en direct, dans le cadre de décrochages locaux, de matchs de football comptant pour la Coupe de la ligue, permettant ainsi aux téléspectateurs de province d'assister aux matchs de leur équipe. La chaîne a également ouvert une nouvelle case régionale un mercredi par mois, en troisième partie de soirée, et offert 317 heures d'émissions en langue régionale (corse, alsacien, breton notamment). La mission particulière assignée à France 5 par son cahier des missions et des charges est de "concevoir et programmer des émissions à caractère éducatif et favorisant l'accès au savoir, à la connaissance, à la formation et à l'emploi". La structure des programmes de la chaîne, composée à 70 % de documentaires et de magazines, est conforme à cette mission spécifique. Cependant, la fiction télévisuelle, composée quasi exclusivement de dessins animés à destination des tout-petits, a fortement progressé en 2004 avec 200 heures supplémentaires, en raison de l'allongement de la case du matin qui représente près de 20 % de l'offre de programmes de la chaîne. On notera cependant qu'il s'agit principalement d'achats de droits, la dépense de France 5 dans la production de dessins animés d'expression originale française représentant seulement 10 % du montant de ses obligations de production. Pluralisme et déontologie de l'information Le Conseil n'a pas noté de manquements majeurs au principe de l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion sur France 2, sur France 3 ou sur France 5 en 2004. Les déséquilibres ponctuels dans les temps de parole des personnalités politiques ont fait, à sa demande, l'objet de mesures de compensation appropriées. Tant en ce qui concerne le traitement éditorial des élections régionales et cantonales des 21 et 28 mars 2004 que des élections européennes du 13 juin 2004, le CSA a constaté que les trois chaînes s'étaient conformées aux dispositions de ses recommandations relatives à ces scrutins. En revanche, le Conseil a considéré qu'en annonçant de façon erronée le 3 février 2004, en ouverture de journal, le retrait d'Alain Juppé de la vie politique, France 2 avait manqué au principe de l'honnêteté de l'information. Il a adressé à la chaîne une mise en demeure pour ce motif. Temps d'intervention des personnalités politiques sur France 2 en 2004 Temps d'intervention des personnalités politiques sur France 3 en 2004 Protection des mineurs Le nombre de programmes signalisés par France 2 est resté stable. Par rapport à l'année précédente, les émissions signalisées -10 ans en journée ont diminué de 16 % et ont augmenté le soir et la nuit. Le Conseil a écrit à France 2 à la suite de la diffusion, dans l'émission Thé ou Café du 24 janvier à 7 h, d'un reportage signalisé -12 ans sur la carrière de l'interprète de films pornographiques Rocco Siffreddi, puis d'une interview de l'acteur. Cette émission, diffusée le matin, était de plus programmée entre deux émissions destinées au jeune public. Le Conseil a donc rappelé à France 2 qu'elle ne devait pas diffuser en journée de programmes de catégorie III (déconseillés aux moins de 12 ans) et que cette séquence était malvenue dans une émission placée entre deux émissions jeunesse. Le Conseil a également écrit à France 3 au sujet d'un long reportage consacré au même acteur dans On ne peut pas plaire à tout le monde, au cours duquel des extraits de films pornographiques ont été diffusés, avec des images en partie cachées mais sans la mention de leur interdiction aux moins de 18 ans. Ce type de séquence contribue en effet, aux yeux du CSA, à banaliser la pornographie. D'autre part, toujours sur France 3, le Conseil est intervenu sur cinq cas de sous-classification ou d'horaires inadaptés (quatre de ces programmes étaient des téléfilms américains, le dernier était un numéro du magazine J'y vais, j'y vais pas). En revanche, il a autorisé la diffusion exceptionnelle en période de vacances scolaires d'un programme déconseillé aux moins de 12 ans (le documentaire L'Ennemi intime sur la guerre d'Algérie). Le nombre des programmes signalisés -10 ans sur France 3 a augmenté, celui des -12 ans a diminué. Dans le cadre de leur obligation de diffuser une campagne de sensibilisation du grand public à la signalétique jeunesse, le CSA a demandé aux chaînes de bien vouloir diffuser sur leurs antennes à partir du 3 janvier 2005 le film qu'il avait produit et leur a recommandé une diffusion dans la tranche horaire 19 h - 23 h, afin de toucher le plus grand nombre de parents et d'adultes en charge d'enfants. Les trois chaînes du groupe France Télévisions se sont associées à la campagne en cosignant le message et lui ont donné une couverture analogue à celle des messages diffusés les années précédentes, tout en privilégiant les plages de grande écoute. Quotas de diffusion Chacune des trois chaînes a respecté de façon satisfaisante ses obligations de diffusion. Le volume des oeuvres audiovisuelles diffusé dépasse de plus de 10 points les seuils de 60 % d'oeuvres européennes et de 40 % d'oeuvres d'expression originale française imposés par le décret n° 90-66, et notamment aux heures de grande écoute où les oeuvres d'expression originale française atteignent 61 % pour France 2 et 85 % pour France 3, soit plus du double du quota prévu. France 2 et France 3 respectent également leurs obligations de diffusion d'oeuvres cinématographiques, dans des proportions cependant moindres que celles observées pour les oeuvres audiovisuelles. Pour France 2, les films européens représentent 60,3 % des films diffusés et les films d'expression originale française 50,7 %. Pour France 3, ces proportions sont respectivement de 66,2 % et 60,8 %. Investissement dans la production Au total, les trois chaînes publiques ont contribué à hauteur de 334 M€ (177 M€ pour France 2, 120 M€ pour France 3 et 37 M€ pour France 5) au financement d'oeuvres européennes et d'oeuvres d'expression originale française. Ces dernières sont les plus favorisées puisque les chaînes publiques se sont engagées à y consacrer les trois quarts de leur obligation d'investissement dans la production. Deux tiers du montant de leur contribution ont bénéficié à des oeuvres dites "indépendantes". France 2 et France 3 ont participé au financement de 56 longs métrages, à hauteur de 51 M€ : France 2 a investi dans 32 films pour 30,9 M€ ; France 3 a contribué au financement de 24 films de long métrage pour un total de 20,1 M€. France 5, qui diffuse moins de 52 films par an, n'est pas soumise à cette obligation. Les obligations et engagements quantitatifs de France 2 en 2004 Les obligations et engagements quantitatifs de France 3 en 2004 Les obligations et engagements quantitatifs de France 5 en 2004 Sport L'année 2004, au cours de laquelle ont eu lieu le Championnat d'Europe des nations de football (l'Euro) et les Jeux olympiques d'Athènes, a été particulièrement riche en événements sportifs. Détentrices des droits de diffusion de ces deux manifestations en raison de leur appartenance à l'Union européenne de radio-télévision (UER), France 2 et France 3 en ont donné une couverture importante. Sur les deux chaînes, le volume des émissions sportives présente une hausse de près de 250 heures par rapport à l'année 2003 : 112 heures supplémentaires sur France 2, 130 sur France 3. La couverture de l'Euro du Portugal s'est effectuée en partage avec TF1. Celle des Jeux olympiques a été répartie entre France 2 et France 3, qui ont assuré en commun une retransmission atteignant près de dix heures par jour. L'offre de disciplines s'en est trouvée élargie : 35 sports différents ont ainsi fait l'objet d'au moins une retransmission au cours de l'année. Globalement, la hiérarchie habituelle, liée aux grands contrats détenus par le groupe France Télévisions, est restée la même : le cyclisme, le tennis et le rugby demeurent les trois sports les plus diffusés, suivis en 2004 par le football et l'athlétisme. Sous-titrage pour les malentendants France 2 a déclaré avoir proposé 2 642 heures de programmes accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes, un volume en augmentation de 16,8 % par rapport à 2003. Depuis janvier 2004, toutes les éditions des journaux télévisés de 13 h et de 20 h sont diffusées avec un sous-titrage en télétexte. France 3, pour sa part, a sous-titré 2 296 heures d'émission, ce qui représente 30 % de la programmation nationale et une progression de 25 % par rapport à l'année précédente. France 5, enfin, a déclaré avoir proposé 1 468 heures de programmes accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes, ce qui représente 23,3 % du volume de ses programmes diffusés sur le réseau hertzien. Expression des différentes composantes de la communauté nationale Les émissions de France Télévisions, notamment par les informations pratiques qu'elles comportent, s'efforcent de favoriser l'intégration des populations étrangères vivant en France. Dans ce cadre, la société contribue à la lutte contre les discriminations et les exclusions. Magazines, fictions, séries et émissions ponctuelles cherchent à illustrer la diversité des origines et des cultures de la population française. De nombreuses fictions de première partie de soirée abordent des problèmes rencontrés par les populations étrangères ou d'origine étrangère vivant en France à travers l'histoire d'individus ordinaires. Celles-ci mettent en avant des valeurs de tolérance et de solidarité intercommunautaires. Publicité et parrainage Le Conseil a adressé plusieurs lettres à France 2 pour des séquences qui ne respectaient pas la réglementation sur la publicité et le parrainage : l'utilisation d'images de la seule marque Peugeot pour illustrer la voiture du futur dans l'émission Rayons X du 13 décembre 2003, la promotion d'activités personnelles de plusieurs chroniqueurs dans l'émission Vivement dimanche ou la présentation élogieuse d'un complément alimentaire dans un reportage du journal de 20 h consacré aux Oméga 3. Parallèlement, le Conseil a réagi à la promotion, sur France 3, de produits dérivés du Seigneur des anneaux dans le 12-14 Paris-Île-de-France du 17 décembre 2003, ainsi qu'à celle du film Treize à la douzaine effectuée dans l'émission C'est mon choix du 15 avril 2004. Plusieurs cas irréguliers de parrainage sur les deux chaînes ont également été relevés par le Conseil. Aucun manquement à la réglementation de la publicité n'a été observé sur l'antenne de France 5. En revanche, le Conseil a réagi au parrainage par le magazine Elle de la "Semaine de la femme" programmée du 5 au 12 mars 2004, au motif que seule une émission, et non un événement, peut faire l'objet d'un parrainage. Bilan économique L'exercice 2004 constitue le quatrième exercice complet de consolidation du groupe France Télévisions et la quatrième des cinq années que couvre le contrat d'objectifs et de moyens conclu entre France Télévision SA et l'État. Les variations de périmètre correspondent à l'intégration globale sur douze mois de TV5 Monde et l'intégration globale sur six mois de RFO et de Régie inter océan. Le chiffre d'affaires consolidé du groupe s'établit à 2 667,4 M€. À périmètre constant, le chiffre d'affaires consolidé est de 2 467,9 M€, soit une augmentation de 4 % par rapport à l'exercice 2003. Les produits d'exploitation s'élèvent à 2 783,2 M€, en progression de 7 % à périmètre constant ; les charges d'exploitation, avec une croissance légèrement plus faible (+6,6 % à périmètre constant) passent de 2 366,9 M€ à 2 737,4 M€. Le résultat d'exploitation, avec une forte progression (+32 % à périmètre constant) s'établit à 45,8 M€ (40,3 M€ en 2003). Le résultat financier et le résultat exceptionnel s'élèvent respectivement à -7,6 M€ et -0,9 M€. Le résultat net consolidé s'établit à 25,4 M€, en forte augmentation par rapport à l'exercice précédent (14,2 M€). Consultez les bilans 2004 de France 2, France 3, France 5. Radio France
Radio France a disposé en 2004 de 2 358 fréquences (dont 2 275 fréquences en fonctionnement et 83 en attente de mise en service), pour la diffusion de ses programmes, qu'ils soient nationaux (France Inter, France Info, France Culture, France Musiques et France Bleu - programme national), ou régionaux (FIP, Le Mouv', France Bleu - Régions). La société produit également trois autres types de services : les banques de programmes Urgences et Sophia, ainsi que le fil musical Hector, diffusé sur France Musiques, sur le satellite, sur certains réseaux câblés et sur internet.
Pour assurer l'ensemble de ses activités, la société Radio France a fait appel en 2004 à 4 059 salariés permanents (4 000 en 2003), dont 617 journalistes (607 en 2003) et 6 378 cachetiers et pigistes (6 575 en 2003), pour l'essentiel dans le domaine de la production. Le réseau France Bleu s'est doté, en 2004, de trois nouvelles stations micro-locales de proximité à partir de l'extension d'antennes existantes : à Évreux sur France Bleu Haute-Normandie (en mars), à Toulon à partir de France Bleu Provence (en mai) et à La Roche-sur-Yon sur France Bleu Loire Océan (en décembre). Chacun de ces décrochages assure deux heures trente minutes d'informations locales spécifiques en complément de l'offre de leur station mère. En 2004, l'audience moyenne du groupe Radio France a atteint 27 %. Avec respectivement 10,3 % et 9,8 %, France Inter et France Info ont occupé le troisième et le quatrième rang des radios, derrière NRJ (12,4 %) et RTL (12,0 %). Les audiences de France Bleu, France Musiques et France Culture se sont respectivement élevées à 6,8 %, 1,7 % et 1,2 %. Structure des programmes L'information En 2004, l'information a occupé une place particulièrement importante dans les programmes des chaînes, compte tenu du nombre d'événements de portée internationale et nationale qui ont marqué cet exercice. Au cours du premier semestre, les programmes d'information des différentes stations se sont particulièrement intéressés aux attentats de Madrid du 11 mars, aux élections régionales des 21 et 28 mars, à l'élargissement de l'espace européen ainsi qu'aux élections européennes du 13 juin, en proposant de nombreux rendez-vous et éditions spéciales. Le Mouv', de son côté, a restructuré son programme d'information en diffusant à la mi-journée, à la suite du journal Le Mag, son magazine baptisé Le Buzz. À l'automne, de nouvelles orientations ont été apportées aux programmes d'information. Il convient notamment de signaler, outre le développement donné à l'actualité internationale et économique sur l'ensemble des chaînes, le rallongement de certains journaux (sur France Culture et France Musiques), la multiplication des directs et des interventions des correspondants à l'étranger (notamment sur France Inter, dans la tranche matinale 7 h - 9 h) et une volonté de mise en perspective de l'actualité avec davantage d'invités à l'antenne (en particulier sur France Info). La proportion des informations a également été renforcée dans le programme parlé de France Bleu, la City, notamment en matinée. Les autres programmes Au cours du premier semestre, les programmes des différentes chaînes ont fait l'objet de petits aménagements : changements horaires dans le programme de France Culture, enrichissement du programme de France Bleu, la City avec une plage hebdomadaire multidiffusée consacrée à l'actualité francilienne (City Plus) et une séquence quotidienne dédiée à un lieu ou un personnage parisien (Paname), introduction d'une nouvelle séquence de libre antenne dans la grille du Mouv' (Les Filles du Mouv', animée par Émilie en semaine de 22 h à 23 h). Comme à l'accoutumée, la saison estivale a été marquée par la programmation de séries documentaires, de rétrospectives historiques ainsi que par la retransmission en direct ou en différé de nombreux concerts et récitals enregistrés dans le cadre de festivals. Outre l'enregistrement de textes dramatiques à Avignon et l'organisation des 19es Rencontres de Pétrarque à Montpellier, France Culture a innové en organisant à Nîmes, du 9 au 12 juillet, en partenariat avec la municipalité, le théâtre de Nîmes, Le Figaro et la SACD, un nouvel événement baptisé Nîmes-Culture. À l'automne, les différentes chaînes du groupe ont revu leur grille. Sur France Inter, on retiendra notamment le changement de titre et de producteur du magazine culturel matinal (Eclectik de Rébecca Manzoni) ainsi que le remaniement de la tranche 14 h - 16 h avec la programmation d'une émission de divertissement musical (Musique Express) suivie d'un entretien avec une personnalité du monde artistique, littéraire, juridique ou scientifique (Quand j'serai grand). La chaîne culturelle a, pour sa part, introduit une dizaine de nouvelles émissions consacrées aux médias (Le Premier Pouvoir), à la construction européenne (L'Europe des idées), aux relations internationales (Notre époque), aux cultures du monde (Tout un monde), aux nouvelles générations issues de l'immigration (Bouge dans ta tête, Double Culture) ainsi qu'à diverses questions de société (On est tous dans le brouillard). France Musiques a procédé également à d'amples modifications, tout en conservant le même nombre d'émissions et la majorité des producteurs existants (six nouveaux producteurs ont toutefois fait leur apparition dans la grille). Parmi les nouveautés sont à signaler l'introduction en matinée de nouveaux magazines d'actualité mettant notamment en relief la vie musicale en région (Frais et dispos en semaine, De si de la en fin de semaine), le remaniement des après-midi avec de nouvelles approches d'initiation musicale et des émissions thématisées consacrées au voyage (Terminal M), aux grandes villes européennes (Par les rues, par les chemins ) ou encore à la voix humaine (Juliette ou la clef des sons). France Bleu, la City s'est davantage ouverte aux banlieues et aux communautés étrangères en programmant des journées thématiques et de nouvelles chroniques consacrées aux étrangers des pays du Sud installés en Île-de-France (Globe City, le vendredi à 9 h 50), à la vie des communautés étrangères implantées à Paris (Planète City, en semaine à 15 h 50) ou encore aux ultra-marins vivant dans la région parisienne (Lotbo, en collaboration avec RFO). Au demeurant, la proportion du programme parlé sur la City a sensiblement progressé entre septembre et décembre 2004. Selon Radio France, il est passé entre 2003 et 2004 de 45 % (dont 10 % réservés à l'information trafic) à 56 % (dont 6 % seulement dédiés à l'info trafic). D'une manière plus générale, la société a cherché à mettre en valeur de nouvelles cultures et a mis l'accent sur la diversité culturelle en vue de mieux représenter les diverses composantes de la société française, et en particulier les générations issues de l'immigration, que ce soit à travers la mise en place de nouvelles émissions et magazines (notamment sur France Culture, France Inter et France Bleu), les sujets traités dans les programmes ou encore à travers la politique d'invitation sur les antennes. Parallèlement, un rajeunissement des antennes a été recherché. En attestent la mise en place de nouvelles émissions directement destinées aux publics jeunes : enfants (Contes du jour et de la nuit sur France Musiques), adolescents (Le Monde selon Wam sur France Inter), étudiants (Libre Cours sur France Inter), et la programmation en plus grand nombre de sujets traitant du monde de l'adolescence (notamment sur France Inter). Cette quête d'un auditoire renouvelé s'est également manifestée par une programmation en plus grand nombre d'émissions ouvertes aux auditeurs (Ouvert la nuit, Ad libitum et Ouvert le dimanche sur France Musiques ; Bouge dans ta tête sur France Culture ; Libre antenne le matin sur la City ; Le Buzz sur Le Mouv', etc.). L'ensemble des programmes de Radio France, et plus particulièrement ceux de France Info, ont été fortement perturbés du 27 janvier au 13 février (soit 18 jours) en raison d'un mouvement de grève des journalistes de la société réclamant une réouverture des négociations relatives aux disparités salariales observées au sein de l'audiovisuel public. Durant cette période, un grand nombre de chroniques et de journaux programmés sur les différentes stations de la société ont été soit écourtés, soit supprimés. D'une manière plus générale, les programmes non assurés ont été remplacés par un fil musical. Pluralisme et déontologie de l'information Le Conseil n'a pas été saisi de plaintes particulières au sujet de l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion et de l'honnêteté de l'information au cours de l'année 2004. Les différentes antennes se sont conformées de manière satisfaisante aux dispositions des recommandations du Conseil adoptées en vue des élections cantonales et régionales et des élections des représentants au Parlement européen. Création radiophonique Œuvres musicales Plus d'une centaine de créations, dont 40 % d'origine nationale, ont été programmées sur France Musiques (117 oeuvres contre 96 en 2003). Les commandes passées par la société à des compositeurs ont progressé de 18 % (soit 39 commandes dont 48,7 % d'origine nationale contre 33 commandes dont 60 % d'origine nationale en 2003). Œuvres de fiction et documents de création Le volume de fictions et de documents de création est resté stable sur France Inter. Il s'est légèrement tassé sur France Culture et sur France Bleu. Le nombre et le volume de documentaires produits par les Ateliers de création régionaux apparaissent en baisse sensible par rapport à l'exercice précédent. En termes de diffusion, les documentaires émanant des Ateliers de création régionaux retransmis sur France Bleu national, les stations locales du réseau, mais également sur les Radios francophones publiques, RFO, France Inter et Radio Liban, ont représenté un volume horaire en baisse sensible par rapport à l'exercice précédent (soit - 13,7 %). Diffusion musicale Chanson française Aux termes de l'article 30 de son cahier des missions et des charges, la société est tenue "de donner dans ses programmes de variétés pris dans leur ensemble une place majoritaire à la chanson d'expression française et de s'attacher à promouvoir les nouveaux talents". Compte tenu de l'interruption de la diffusion du programme musical Élisa sur CanalSatellite (le 22 mars 2001) et sur TPS (le 7 mai 2001), programme qui diffusait 100 % de chansons françaises, la proportion de chansons francophones diffusées aujourd'hui dans les programmes de variétés de Radio France (soit France Bleu, France Inter et Le Mouv') s'établit à 50,9 % (52,4 % en 2003). En 2004, la part de chansons d'expression française a très légèrement progressé sur France Inter alors qu'elle a diminué sur France Bleu et sur Le Mouv'. Part des chansons d'expression française par rapport à l'ensemble des chansons diffusées Nouveaux talents France Culture a davantage ouvert son antenne aux jeunes talents en invitant dans le cadre de l'émission hebdomadaire Chanson Boum des artistes peu connus du grand public ainsi que plusieurs groupes et chanteurs régionaux. La chaîne culturelle a par ailleurs conclu à l'automne, pour la période octobre 2004 - juillet 2005, un partenariat avec la radio associative Radio Néo, spécialisée dans la découverte des nouveaux talents de la chanson francophone. Aux termes de cet accord, Radio Néo s'est engagée à présenter chaque mois une sélection de vingt titres dont dix sont diffusés sur France Culture. Les deux radios se sont en outre engagées à programmer dès le mois de novembre une émission mensuelle commune de 30 minutes, diffusée en simultané sur les deux stations. Sur Le Mouv', la part des nouveaux talents apparaît en baisse. D'après les chiffres fournis mensuellement par l'institut Yacast, celle-ci a en effet atteint en 2004 une moyenne de 27,7 % (30,6 % en 2003 et 26,2 % en 2002). Musique vivante La chaîne musicale a diffusé au cours de cet exercice 1 162 concerts (tous genres confondus), soit une diminution de 13,3 % par rapport à 2003. À titre indicatif, la société avait diffusé 1 341 concerts en 2003 et 1 245 en 2002. Les formations de Radio France La participation des formations de Radio France aux concerts produits par la Direction de la musique a représenté un volume similaire à celui de l'année précédente (soit 200 concerts contre 205 en 2003). Les formations orchestrales et vocales de la société (Orchestre national de France, Orchestre philharmonique - Choeur et Maîtrise) ont été associées à 11,4 % des concerts diffusés sur la chaîne musicale (8,3 % en 2003). Au regard de l'article 29 du cahier des missions et des charges qui prévoit l'utilisation des formations orchestrales et vocales de Radio France par les autres sociétés nationales, l'Orchestre philharmonique et l'Orchestre national de France ont bénéficié sur France Télévisions (France 2 et France 3) de six passages pour une durée totale de 9 heures 28 minutes contre 6 passages pour une durée totale de 2 heures 56 minutes en 2003. Fourniture de programmes 67 radios dont 56 radios de catégorie A et 11 radios de catégorie B étaient abonnées en 2004 à la banque de programmes Sophia, générant 257 000 € de recettes (Rappel 2003 : 71 radios abonnées dont 58 radios de catégorie A et 13 radios de catégorie B). Internet L'année 2004 a principalement été marquée par la création de trois nouvelles webradios thématiques (1) : - une webradio consacrée au sport (lancement le 9 septembre, à la veille des J.O d'Athènes 2004), - deux webradios culturelles, Les Chemins de la connaissance et Les Sentiers de la création, accessibles à partir du site internet de France Culture et diffusées 24 heures sur 24 (lancement le 20 décembre). Publicité Par rapport à l'année précédente, le volume annuel des messages diffusés a légèrement diminué sur France Inter et sensiblement progressé sur France Info (soit une tendance inverse à celle observée entre 2002 et 2003). La durée moyenne quotidienne des messages diffusés sur les deux stations au cours de cet exercice avoisine toutefois celle enregistrée en 2002, année record pour la société en termes de volume de messages de publicité classique diffusés (soit autour de 11 minutes sur France Inter et autour de 9 minutes sur France Info). Sur France Bleu (réseau et antennes locales), le volume des messages diffusés a continué de s'accroître, alors que sur Le Mouv', ce volume tend à se tasser depuis l'année 2002. En tout état de cause, la durée moyenne quotidienne des messages diffusés en 2004 apparaît toujours en deçà du seuil autorisé qui, aux termes de l'article 44 du cahier des missions et des charges de la société, est fixé pour les programmes nationaux à 30 minutes par jour en moyenne sur l'année (2). S'agissant du parrainage, le volume et le nombre de citations de parrains ont sensiblement régressé sur France Info, alors qu'ils sont restés relativement stables sur France Inter et sur le réseau France Bleu. Sur le réseau des antennes locales, ils ont continué à progresser. Bilan économique Dans le domaine économique, l'année 2004 a été marquée pour la cinquième année consécutive par une situation financière équilibrée, les comptes de Radio France affichant un résultat net comptable de 0,87 M€ contre 0,25 M€ en 2003 (soit une hausse de 248 %). Le chiffre d'affaires (527,3 M€ contre 505,9 M€) a progressé de 4,2 %, avec notamment une redevance en hausse de 3,7 % (469,2 M€ contre 452,2 M€) et des recettes publicitaires (publicité classique et parrainage) en augmentation de 12,3 % (40 M€ contre 35,6 M€). Les charges d'exploitation ont pour leur part augmenté de 2,9 % et de 3,8 % hors dotation aux amortissements et provisions. (1) Les quatre webradios précédemment lancées par Radio France étant La Radio du livre, La Radio des revues de presse, La Radio du goût et La Radio des Français à l'étranger. (2) À titre indicatif, si l'on tient compte de l'ensemble des messages à caractère publicitaire et promotionnel diffusés à l'antenne (messages classiques, parrainages, produits dérivés, partenariats, multimédia, spectacles, auto-promotion, communiqués en faveur de France 2, France 3 et France 5), ces messages ont représenté en 2004 un volume annuel de 153 heures 7 minutes, soit une durée moyenne quotidienne de 25 minutes 10 sur France Inter (157 heures 34 minutes, soit 26 minutes quotidiennes en 2003). En ce qui concerne France Info, ces messages ont représenté un volume annuel de 146 heures 9 minutes, soit une durée moyenne quotidienne de 24 minutes (151 heures 35 minutes annuelles, soit 25 minutes quotidiennes en 2003). Consultez le bilan 2004 de Radio France. |
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