L’avenir de la plateforme TNT

Date de publication : mardi 19 mars 2013


Le Conseil a adopté, le 15 janvier 2013, un rapport sur l’avenir de la plateforme de la télévision numérique terrestre (TNT), qu’il a remis au Gouvernement. Il y invite les pouvoirs publics à définir les prochaines évolutions de la TNT, notamment en matière de normes.

La télévision numérique terrestre ne cesse d’évoluer pour répondre aux attentes des téléspectateurs, mais aussi grâce aux progrès technologiques. Après l’achèvement du passage au tout numérique de la télévision en novembre 2011, le Conseil a lancé sur la TNT six nouvelles chaînes en haute définition, le 12 décembre 2012, grâce à la réutilisation d’une partie des fréquences libérées par l’extinction de la diffusion analogique.
Afin de préparer les prochaines étapes de la télévision numérique, le Conseil a énuméré, dans un rapport adopté le 15 janvier sous l’égide d’Alain Méar puis remis aux ministres concernés, les évolutions qu’il estime nécessaires : c’est en effet au Gouvernement et au Parlement de définir, maintenant, les évolutions de la plateforme TNT.

Généraliser la haute définition

Le Conseil relève l’attachement des Français à ce mode de diffusion, qui demeurera un moyen d’accès privilégié à la télévision à l’horizon 2020-2025. La plateforme TNT possède de nombreuses spécificités qui la rendent unique pour les téléspectateurs, les éditeurs et les pouvoirs publics : gratuité, anonymat et simplicité de la réception, forte notoriété des chaînes diffusées, obligations importantes pour ces chaînes en matière d’aménagement du territoire et de production de contenus.
La TNT doit continuer à offrir des services attrayants et innovants. L’amélioration continue de la taille des écrans et de la qualité des images impose de généraliser le format haute définition, de continuer à améliorer sa qualité ainsi que l’interactivité de ses services, et de se préparer à l’introduction de l’ « ultrahaute définition » (par exemple au format 4K, correspondant à une résolution quatre fois plus importante que la haute définition), sous réserve que ce format soit effectivement adopté par le marché.
De plus, la réception en mobilité de services audiovisuels doit demeurer un objectif. Il convient d’améliorer la réception en mobilité de services diffusés sur la plateforme, mais aussi de proposer des contenus spécifiquement destinés aux terminaux mobiles. Dans un souci d’optimisation de l’usage du spectre hertzien, le réseau TNT pourrait diffuser, à terme, à destination des terminaux mobiles, toutes sortes de contenus à forte audience (télévision de rattrapage, vidéos, podcast, journaux numériques, etc.).
L’ensemble de ces évolutions doit être réalisé alors que la ressource en fréquences est durablement limitée à huit multiplex métropolitains. Il est donc nécessaire de tirer parti de toutes les nouvelles technologies. Après avoir, dans un premier temps, généralisé la norme MPEG-4, il faudrait préparer l’avènement des normes DVB-T2 et HEVC, qui s’annoncent comme le prolongement naturel des normes actuelles (DVB-T et MPEG-4).

Passer au MPEG-4 fin 2015

À court terme, le Conseil recommande au Gouvernement et au Parlement de fixer la date d’extinction du MPEG-2 et donc du passage au tout MPEG-4. L’échéance de la fin de l’année 2015 paraît raisonnable, compte tenu du niveau prévisible d’équipement des foyers en récepteurs MPEG-4 HD. Sur le modèle du passage au tout numérique, un dispositif d’accompagnement, incluant un concours financier alloué aux foyers défavorisés, devra être mis en place.
En parallèle, le Conseil invite les pouvoirs publics à préparer le lancement des normes DVB-T2 et HEVC, afin de poursuivre la modernisation de la plateforme TNT.

Consultez le rapport du CSA sur l’avenir de la plateforme TNT.

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