Le pluralisme politique et les campagnes électorales

Le pluralisme hors période électorale

Le Conseil veille au respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion dans les services de radio, en particulier dans les émissions d’information politique et générale. A ce titre, il a adopté plusieurs décisions destinées à garantir l’effectivité du pluralisme politique sur les différentes antennes.

Depuis le 1er septembre 2009, le Conseil applique le  « principe de pluralisme politique » aux termes duquel plusieurs règles sont fixées.

Il s’agit en pratique de veiller à ce que les volumes des temps de parole politique correspondent aux équilibres démocratiques nationaux en intégrant celles des interventions du Président de la République qui, en raison de leur contenu et de leur contexte, relèvent du débat politique national.

Une méthode modifiée en juillet 2009

Longtemps, la règle des trois tiers (modifiée en 2000 puis en 2006) a permis au Conseil de s’assurer de la représentation équilibrée de la majorité parlementaire, du Gouvernement et de l’opposition parlementaire tout en veillant à ce que les partis non représentés au Parlement et les formations politiques ne relevant ni de la majorité, ni de l’opposition parlementaires bénéficient d’un accès équitable à l’antenne.

En 2009, le Conseil d’Etat à demandé au Conseil de prendre en compte les interventions du Président de la République qui, en raison de leur contenu et de leur contexte, relèvent du débat politique national (pour le chef de l’Etat, l’analyse des temps de parole est donc également qualitative).

Une nouvelle méthode destinée à assurer le respect du principe de pluralisme politique a été adoptée par le CSA le 21 juillet 2009.

Elle se caractérise par la prise en compte du temps d’intervention du Président de la République, pour celles de ses interventions qui relèvent du débat politique national.  Le temps correspondant est ajouté au temps d’intervention des autres personnalités politiques composant le « bloc majoritaire » (membres du Gouvernement, collaborateurs du Président de la République, représentants de la majorité qui siègent à l’Assemblée nationale ou au Sénat).

L’opposition parlementaire doit bénéficier d’au moins la moitié de ce temps cumulé. Par ailleurs, le Conseil reste attaché à ce que les partis non représentés au Parlement ainsi que les formations parlementaires ne relevant ni de la majorité ni de l’opposition continuent de bénéficier d’un accès équitable à l’antenne.

 

Une coopération technique avec les éditeurs de services

Tous les éditeurs de services de radio (sauf les radios d’opinion) doivent respecter les règles définies par le Conseil.

Parmi ces éditeurs, France Inter, France Info, France culture, Europe 1, RTL, BFM, RMC et Radio Classique relèvent les temps de parole des personnalités politiques interrogées sur leurs antennes et déclarent obligatoirement chaque mois ces chiffres au Conseil. Un contrôle de l’exactitude des informations peut être effectué a posteriori par une équipe d’ « observateurs » du Conseil à l’aide d’outils informatiques.

Dans tous les cas, le Conseil examine le respect du pluralisme politique sur une période suffisamment longue pour lisser les effets de l’actualité. Le contrôle est effectué chaque trimestre pour les journaux et bulletins d’information et chaque semestre pour les magazines et les autres émissions des programmes.

Consultez les relevés des temps d'intervention des personnalités politiques hors campagnes électorales

Voir aussi :

Le pluralisme hors période électorale à la télévision

En savoir plus

Dates clés

  • 1955 - Première campagne officielle radiotélévisée à l’occasion des élections législatives

  • 1965 - Première campagne officielle radiotélévisée pour l’élection présidentielle

  • 12 Novembre 1969 - Adoption par le Conseil d’administration de l’ORTF d’une directive qui pose le principe d’un accès pluraliste à l’antenne

  • 1982 - Création de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (HACA)

  • 2000 - Définition par le Conseil supérieur de l’audiovisuel du « principe de référence en matière de pluralisme »