Jeunesse et protection des mineurs

Les ados et la radio

Un média privilégié

La radio est un média privilégié par les adolescents, de 12 à 16 ans. Ils écoutent essentiellement des radios qui proposent en alternance musique, jeux, canulars téléphoniques et programmes parlés, notamment dits de « libre-antenne ». Les émissions majoritairement parlées  sont programmées dans les tranches de fortes audiences de ces radios, le matin entre 6 h et 9 h et le soir de 21 h à minuit.

Les programmes de « libre-antenne » diffusés en soirée rencontrent un vif succès auprès de cette cible d’auditeurs car ils leur permettent de pouvoir s’exprimer librement sur les sujets de leur choix. Le fait qu’un dialogue puisse s’instaurer entre un auditeur et un animateur est un élément positif à partir du moment où il peut contribuer à aider psychologiquement des adolescents se trouvant dans des situations qu’ils ne comprennent pas ou qu’ils n’arrivent pas à gérer.

Des thèmes délicats

Les conversations tournent souvent  autour de questions relatives aux relations amoureuses et à la sexualité. Abordés d’une manière qui se veut humoristique, parfois provocatrice, par les animateurs, les problèmes évoqués par les auditeurs nécessitent souvent une écoute attentive et des éléments de réponse concrets et sérieux. Mais le caractère informatif et pédagogique n’est pas toujours l’élément dominant dans les réponses apportées aux interrogations des auditeurs et il est souvent occulté au profit d’un humour plus ou moins subtil qui n’est pas forcément en adéquation avec l’interrogation exprimée par l’auditeur ou l’auditrice.

À travers les écoutes de ces programmes, certains propos ont pu parfois se situer en contradiction avec la notion de dignité de la personne humaine, d’autres étant susceptibles de heurter la sensibilité des mineurs de 16 ans en raison de leur crudité, voire de leur obscénité, de la représentation dégradante de la sexualité qu’ils donnent, voire de la dévalorisation de l’image de la femme. De tels propos peuvent nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral des plus jeunes. Si les adultes peuvent aisément prendre de la distance vis-à-vis de ce type de propos, les adolescents et les préadolescents, par nature plus vulnérables, risquent d’être perturbés par de telles représentations, d’où la nécessité de prévoir une diffusion après 22h30 de tels propos.

Voir aussi :

Jeunesse et protection des mineurs à la télévision

Jeunesse et protection des mineurs sur internet

Jeunesse et protection des mineurs sur les services de médias audiovisuels à la demande