Vidéos en ligne ou télévision chez les jeunes publics : étude économétrique

Date de publication : jeudi 25 janvier 2018


Fotolia_173437603_XS_©Wayhome Studio

Cette étude vise à mieux comprendre la consommation des contenus vidéo sur internet et en particulier à apprécier son éventuel effet sur la consommation de télévision.

Elle traite plus particulièrement des jeunes publics, car ils sont les plus gros consommateurs de contenus vidéo sur internet. A titre d’exemple, les jeunes internautes âgés de 15-24 ans consacrent chaque jour 30 minutes au visionnage de vidéos sur des plateformes numériques et des sites internet, contre seulement 13 minutes pour l’ensemble des 15 ans et plus[1].

L’étude ne propose pas une revue des programmes consommés respectivement à la télévision et sur internet par les jeunes publics. Elle cherche, par des analyses quantitatives, à mesurer d’éventuels effets de « vases communicants » entre la télévision et internet.

Leurs principaux enseignements, qui doivent être interprétés avec prudence, sont les suivants :

L'accès aux contenus vidéo sur internet pèse à la baisse sur la consommation de télévision. Entre 2012 et 2016, chaque hausse d’1 million du nombre d’abonnements à une offre internet fixe ou mobile, qui permettent d’accéder aux contenus en ligne, a conduit à une baisse de la durée d’écoute de la télévision (DEI) de l’ordre de 4 minutes en moyenne pour les 4-14 ans, soit une baisse de 20 minutes sur la période.

Les temps forts de la consommation de contenus vidéo sur internet[2] par les jeunesse concentrent l’après-midi et en fin de soirée. Ces tranches horaires ne sont pas les temps forts de la consommation de télévision des jeunes, qui correspondent aux moments où ils ne sont pas à l’école (le midi, la fin d’après-midi et la soirée). Le rôle important joué par le smartphone dans l’accès aux contenus vidéo sur internet pourrait expliquer ces usages, en particulier pendant les temps de pause au cours de la journée.

La consommation de contenus vidéo sur internet pèse à la baisse à la fois sur la consommation de la télévision et sur d’autres activités (activité sportive, temps de sommeil, etc.). Le genre des contenus vidéo disponibles sur internet ou encore leur durée peuvent influer sur leur moment de consommation. A titre d’exemple, les horaires de classe (10h30-16h30) représentent 40% de la consommation des vidéos de musique, contre moins de 30% pour les vidéos de streaming de jeux vidéo, probablement du fait de leur longueur plus importante.

 

[1] Schole Marketing, VidéoScope 2017, 2017, pp.14-18.

[2] Panel de plus de 250 vidéos YouTube populaires auprès des jeunes.