Éducation aux médias : le CSA à la rencontre des acteurs de la société civile

Date de publication : vendredi 18 mai 2018


Se déplacer dans les écoles, échanger avec des étudiants, participer aux jurys de concours jeunesse ou encore former des personnels de l’Éducation nationale, autant d’actions menées par Mémona Hintermann-Afféjee et les équipes du CSA en matière d’éducation aux médias. Soucieux de se tenir au plus près des initiatives de la société civile dans ce domaine, la conseillère et les équipes du département Cohésion sociale recevaient ce mardi 15 mai 2018 quatre porteurs de projets moteurs afin d’envisager de nouveaux partenariats à leurs côtés.

 

Des projets plaçant les jeunes en acteurs de leur éducation aux médias

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« Vous avez des choses à proposer et l’énergie de gens qui sont sur le terrain», a affirmé Mémona Hintermann-Afféjee après les présentations des quatre nouveaux partenaires présents dans les locaux du CSA ce mardi.

Ouvrant le bal des présentations, Simon Denis, chargé de projet au Projet Moteur ! a expliqué que le but de l’association est de « déclencher l’envie chez les jeunes de se mettre en action, en rencontrant des gens inspirants ». Par le biais de ses ateliers d’orientation et de son concours annuel, l’association demande aux jeunes de présenter en format vidéo un membre de leur entourage qui les inspire. Mémona Hinterman-Afféjee, membre du jury du Concours Moteur ! a quelques jours plus tard accompagné les dix lauréats de l’édition 2018 à Cannes et a monté les marches  avec eux.

Ce fut ensuite au tour de Claudine Schellino-Dadoun de prendre la parole. Membre de l’Observatoire des médias et de l’éducation du CSA, elle était cette fois-ci présente en sa qualité de présidente de l’association Banyan, à l’origine de la Journée Nationale des Jeunes. Cette journée a pour but de rapprocher les jeunes et les acteurs du milieu professionnel afin de créer des rencontres, des opportunités et de susciter des vocations. « Trop souvent cloisonnés, restreints à un périmètre précis, les jeunes méconnaissent ces dispositifs et ces opportunités » explique Claudine Schellino-Dadoun.  Le nouveau projet de plateforme numérique de l’association Banyan souhaite créer un lien supplémentaire entre les jeunes, les enseignants et les professionnels.

« Donner la parole à des jeunes reporters vidéastes francophones du monde entier sur leurs terrains », tel est le projet porté par Claire Leproust avec Les Hauts Parleurs. En partenariat avec France 5, cette société de production agrège les reportages de jeunes francophones du monde entier traitant de sujets divers et variés.  « Le tournant de l’éducation aux médias passe par la pratique » a déclaré Jean-Christophe Levassor, directeur du centre culturel de Roubaix la Condition Publique. C’est ainsi que Les Hauts Parleurs ont mis en relation La Condition Publique, centre culturel de Roubaix et l’Ecole Supérieur de Journalisme de Lille autour d’un projet de reportage produit en binôme par des jeunes du centre et des apprentis journalistes de l’ESJ.

Enfin, avec le projet Toukouleur, François Dupont, responsable du pôle médias, explique que c’est « en faisant de la production que les jeunes prennent du recul sur les fake news ». C’est donc par l’angle du savoir-faire que Toukouleur a souhaité agir sur la question de l’éducation aux médias. Depuis six ans, des élèves apprennent les différentes étapes de création d’un journal jusqu’à être responsable de toute la production du JTKL. Toukouleur va encore plus loin avec son projet Paroles d’élèves, en partenariat avec France Télévisions, et son événement de formation, les 4 Lab des médias et du numérique.

Les acteurs de la société civile en demande

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La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication stipule que les conventions conclues entre le Conseil et les éditeurs portent notamment sur « la contribution à des actions culturelles, éducatives et de défense des consommateurs ». Le CSA est ainsi très attentif aux questions d’éducation aux médias. Il a créé en 2014 un Observatoire « Education & Médias » afin d’enrichir, sous un angle participatif, les travaux déjà menés par le groupe de travail « Audiovisuel et éducation ». Par ailleurs, il organise régulièrement des rencontres avec des élèves et étudiants autour de ces problématiques.

Cette année, divers acteurs de la société civile (associations, sociétés de production…) œuvrant à l’éducation aux médias et à l’information ont contacté Mémona Hintermann-Afféjee en sa qualité de présidente du groupe de travail Cohésion sociale, et les services du Conseil, dans le but de s’associer autour de projets communs.

Souhaitant appuyer et prendre part aux initiatives de terrain menées par la société civile, les membres du Conseil ont analysé ces propositions et les ont accueillies avec enthousiasme.  Un accord de partenariat avec les associations « Toukouleur », « Banyan » (Journée nationale des jeunes), le Projet Moteur ! et la société de production « Les Hauts parleurs » a donc été établi.

 

Des partenariats prometteurs

Un partenariat avec le CSA peut prendre plusieurs formes et donner lieu à divers projets. Les associations présentes souhaitent avant tout bénéficier de l’appui d’un acteur référent dans le domaine des médias. Porte d’entrée sur l’univers audiovisuel professionnel, le soutien du CSA permet d’accroitre la légitimité de ces projets et de leur assurer une plus grande visibilité auprès des acteurs du secteur et du grand public. Pour le Conseil il s’agit là de valoriser des actions solides, portées par des acteurs engagés et de les accompagner dans leur aventure pour leur permettre de grandir et de se développer.

Au sortir de ces échanges fructueux, Albin Soares-Couto, directeur adjoint de la Direction des programmes, soulignait que les présentations avaient permis de découvrir des programmes « très riches, extrêmement complémentaires, variés et de grande qualité » ouvrant ainsi la voie à des projets communs des plus prometteurs.

 

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