Résultats du Baromètre de la diversité 2017 : des évolutions mais les personnes en situation de précarité peu visibles

Communiqué du jeudi 04 janvier 2018

Depuis 2009, le Conseil fait réaliser, chaque année, un baromètre destiné à évaluer la perception de la diversité à la télévision selon les critères de l’origine, des catégories socio-professionnelles, du handicap et de l’âge en prenant également en compte des critères qualitatifs (attitude positive, négative ou neutre des personnes intervenant à l’écran). Pour la première fois cette année, un indice de précarité est également indexé.

Les résultats du baromètre 2017 montrent des évolutions par rapport aux résultats des années précédentes.

La représentation des personnes perçues comme « non blanches » à la télévision est en hausse par rapport aux années précédentes (19% en 2017, vs 16 % en 2016 et 14 % en 2015 et 2014). Cette augmentation se fait jour dans tous les genres de programmes, mais elle est particulièrement marquée dans la fiction (23% vs 17% en 2015, et 29% dans les fictions américaines). On constate cependant que, dans celles-ci, une faible proportion de personnages perçus comme « non-blancs » occupent des rôles de héros, alors qu’ils occupent plus fréquemment des rôles à connotations négatives.

Les catégories socio-professionnelles dites «CSP+» continuent à être surreprésentées : 70% des personnes représentées à l’écran (contre 27% de la population française). Inversement, les personnes en situation de précarité sont presque inexistantes à la télévision (5%).

Enfin, le taux de personnes perçues comme handicapées demeure particulièrement faible (0,6 % des personnages).

« Les progrès toujours difficiles de la diversité à l’écran demeurent un impératif pour la cohésion sociale », souligne le président du CSA Olivier Schrameck.

Pour Mémona Hinterman-Afféjee, en charge du groupe de travail Cohésion Sociale qui a analysé les résultats : « Grâce à notre action, les chaînes comprennent que face à la multitude de l’offre et des écrans, elles ne peuvent plus exclure une partie de la population. Si celle-ci ne s’y retrouve pas, elle se détourne alors des canaux traditionnels. Mais il reste beaucoup à faire ».

 

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